Veille hebdo Covid – L’importance de la vaccination face au développement de variants

Par Chiara ALEXANDRE

Directeur de publication : Thomas MESZAROS

Responsable pédagogique : Fabien DESPINASSE


I. Une situation sanitaire mondiale fragile


Selon l’Organisation Mondiale de la Santé [1], 147 539 302 cas confirmés de COVID-19 ont été rapportés dans le monde, dont plus de 3 millions de décès, au 27 avril 2021. Cette semaine, plus de 5,7 millions de nouveaux cas ont été signalés. Pour la sixième semaine consécutive, les nombres de contamination et de décès sont en hausse.

Les foyers majeurs de l’épidémie se situent actuellement dans les zones Asie du Sud-Est, Europe et Amériques. Ces régions étaient respectivement à l’origine de 40%, 26% et 25% des nouveaux cas de Covid rapportés au niveau mondial, et de 19%, 29% et 42% des nouveaux décès.

Source : Santé publique France / Copyright : Santé publique France / Utilisation non commerciale

Lien de l’infographie : Covid-19 : Point épidémiologique du 29 avril 2021


Un an après le début de l’épidémie, le Brésil connait une troisième vague et enregistre encore jusqu’à 4 000 morts du Covid par jour. Le Président, vivement critiqué pour sa gestion de l’épidémie, refuse de confiner la population malgré un système hospitalier débordé et l’explosion du nombre de cas de variant. A Rio, bars, restaurants et plages ont même rouvert. Selon l’Institut XP-Ipespe, 48 % des Brésiliens jugent aujourd’hui négativement l’action du gouvernement, ce qui représente 17 points de plus qu’il y a six mois. Toutefois, samedi 1er mai, des rassemblements en faveur de Jair Bolsonaro ont eu lieu dans plusieurs grandes villes du pays au mépris de toutes mesures de distance physique. Mi-avril 2021, le Président brésilien avait déclaré qu’il attendait « un signe du peuple » pour « prendre des mesures » afin de mettre un terme aux restrictions prises localement par les maires ou les gouverneurs pour tenter d’endiguer la propagation du virus. Il a également déclaré que l’armée « pourrait aller dans la rue un jour, pour faire respecter la Constitution, la liberté d’aller et venir ». L’un des mots d’ordre des manifestations était ainsi « Autorizo Bolsonaro » (j’autorise Bolsonaro) à envoyer l’armée.


Alors que la barre des 400 000 morts a été dépassée fin avril, le pays, qualifié de « bombe sanitaire à retardement » et dirigé par un coronasceptique assumé qui affirme n’avoir commis « aucune erreur » dans la gestion de la crise, semble être devenu un paria sur la scène internationale. Les scientifiques expliquent que le manque de mesures prises à l’échelle nationale va avoir des effets néfastes sur la situation sanitaire mondiale. En effet, avec environ 100 000 nouveaux cas par jour, le Brésil permet au virus de réaliser des mutations pouvant faire apparaitre de nouveaux variants.


« Le virus génère de très nombreuses mutations. De nouveaux variants peuvent apparaître et ils peuvent se propager au-delà des frontières du Brésil et atteindre le reste du monde en quelques jours. Le Brésil pourrait ainsi se transformer en laboratoire de variants à ciel ouvert qui peuvent compromettre la lutte contre la pandémie dans le monde entier. » Miguel Nicolelis, neuroscientifique et ancien président du comité anto-Covid de la région Nordeste du Brésil


Ainsi, le 13 avril 2021, la France a pris la décision de suspendre toutes les liaisons aériennes avec le Brésil « jusqu’à nouvel ordre » pour limiter la propagation des variants. Le secrétaire d'État aux Affaires européennes Clément Beaune a précisé que pour le rapatriement du Brésil des Français qui le souhaitent, la France va « travailler sur des solutions ad hoc, de retour par des vols spéciaux, par exemple, quand il y a une justification ».


Sur le continent européen, la « fatigue pandémique » se fait ressentir et les rassemblements publics anti-restrictions se multiplient. Le 10 avril 2021, des manifestations ont eu lieu en Finlande mais également au Danemark.

En Allemagne, la proposition visant à instaurer un couvre-feu de 21 heures à 5 heures dans les arrondissements où le taux d’incidence est supérieur à 100 cas pour 100 000 habitants fait débat. Ces interdictions de sorties sont considérées comme « trop générales » et la mesure ne trouve pas d’appui général au sein de la communauté scientifique. Au cœur de cette période de trouble, l’enjeu pour la chancellerie allemande est important. En effet si cette mesure est invalidée, cela mettrait en exergue un « problème considérable d’acceptabilité des mesures anti-Covid » et cela continuerait de diviser l’opinion publique.


Toutefois, en Angleterre, avec plus de 60% de la population ayant reçu une première injection de vaccin, les terrasses de pubs, salons de coiffure et salles de sport ont rouvert leurs portes. Cependant, la réouverture de la restauration en salle, des hôtels, salles de spectacles et tribunes de stades n’est prévue, avec des capacités limitées, que lors de la prochaine étape du déconfinement, à partir du 17 mai 2021. L’Angleterre, confinée pour la troisième fois au début du mois de janvier 2021, connait une nette amélioration de sa situation sanitaire et l’assouplissement des restrictions représente une relance très attendue de l’économie.

De plus, le 30 avril et le 1er mai a été mis en place à Liverpool un événement test organisé par le gouvernement britannique afin d’évaluer les risques de contagion au Covid-19 en boîte de nuit. 3 000 personnes, munies d’un dépistage négatif au Covid et non masquées, se sont rendues dans une discothèque de 14 heures à 23 heures. Ces soirées s’intègrent dans une dizaine d’essais pilotes visant à étudier les risques de transmission du Covid-19 au sein de foules, afin de mieux organiser la réouverture au public de larges événements sportifs et culturels.

Un événement test de ce type avait également été organisé en Espagne, à Barcelone le 27 mars 2021. Un concert de rock avait réuni 5 000 personnes testées préalablement et masquées avec des FFP2. Outre les tests et les masques FFP2, la ventilation ainsi que les capacités d’accueil dans les lieux critiques comme les toilettes étaient strictement contrôlées. Un mois après l’événement test, le système de santé public affirme qu’il « n’y a aucun signe qui suggère qu’une transmission a eu lieu pendant l’évènement, ce qui était l’objectif de cette étude ».

La France envisage également de réaliser un concert test le 29 mai. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) [2] a annoncé qu’un protocole scientifique a été établi et la plupart des autorisations pour mener à bien cette étude ont été délivrées Le concert sera assis, avec distanciation spatiale, et aucun test ne sera réalisé à l’entrée de la salle, « pour être au plus proche de la vie réelle ». Deux sessions devraient être organisées pour un total de 4 500 spectateurs qui seront des étudiants de l’Université Aix-Marseille.


II. France : un déconfinement par étapes


Après des vacances scolaires confinées et le maintien des indicateurs épidémiologiques à un niveau élevé, la reprise des cours en présentiels pour les écoles, les collèges et les lycées se couple à la levée progressive des « mesures de freinages ». En avril 2021, le bilan de l’épidémie a dépassé le seuil de 100 000 décès, selon les dernières données diffusées par les autorités sanitaires.

En avril, pour augmenter les capacités d’accueil des services de réanimation et des hôpitaux en général, le ministère de la santé a appelé « tous les professionnels de santé » (étudiants, réserve sanitaire, retraités, médecins libéraux) à s’inscrire sur une plateforme du ministère : Renfort RH Crise [3]. Cette plateforme vise à mettre en relation des professionnels volontaires avec les demandes formulées par les structures. Les professionnels ont ainsi été mobilisés, en fonction des besoins, directement par une structure sanitaire, médico-sociale ou un laboratoire de biologie médicale souhaitant bénéficier de renforts.


Depuis la dernière semaine d’avril [4], le nombre de malades du Covid dans les services de réanimation décroît tout comme le nombre de patients Covid hospitalisés. Toutefois, bien qu’une baisse soit obersvée au niveau national, environ 29 000 cas sont confirmés en moyenne chaque jour. Le taux d’incidence est également en baisse pour la seconde semaine consécutive. Ces résultats suggèrent un effet positif des mesures de freinage mises en place sur la circulation du virus. Cependant, plusieurs indicateurs du contact tracing (nombre moyen de personnes-contacts par cas, délai de dépistage, délai d’enregistrement depuis le dernier contact avec le cas) suggèrent que « les mesures de restrictions ont atteint un palier en termes de réduction des interactions sociales et donc secondairement d’impact sur la transmission ».


Le 29 avril, le Président français a annoncé un calendrier de levée des restrictions s’étalant du 3 mai au 30 juin 2021.

Source : Le Parisien / Copyright : Le Parisien / Utilisation non commerciale

Lien de l’infographie : Déconfinement : réouvertures, couvre-feu... Le calendrier d’Emmanuel Macron


Cette réouverture progressive reste évidemment sous condition d’une amélioration de la situation sanitaire sur le territoire métropolitain. Les paliers successifs concernent en théorie l’ensemble du pays mais pourront être territorialisés en fonction de l’évolution de l’épidémie. A ce sujet, le chef de l’État a évoqué par exemple un taux d’incidence départemental dépassant 400 cas pour 100 000 habitants ou « une augmentation très brutale de ce taux et une menace de saturation des services de réanimation ».


De plus, afin de sensiblement lutter contre l’épidémie, la cadence de la campagne de vaccination s’est également accélérée. Avec plus de 15 millions de personnes ayant reçu une première injection, la France a anticipé son engagement prévu pour mi-avril [5]. Début mai 2021, 23,32% des Français ont reçu au moins une dose de vaccin, 10,10% ont reçu toutes les doses requises.

Dès le 12 avril 2021, la vaccination a été étendue à tous les Français âgés de 55 ans et plus alors que selon le calendrier jusque-là annoncé, les personnes âgées de 55 à 59 auraient dû attendre le 15 mai pour y avoir accès. De plus, depuis le 1er mai, la vaccination a été étendue à toutes les personnes de plus de 18 ans « qui ont une surcharge pondérale sérieuse » car les individus en situation d’obésité risquent plus de présenter une forme grave de Covid. Mais il faudra attendre le 15 juin pour qu’elle soit élargie à tous les adultes. La stratégie vaccinale française privilégie ainsi les personnes ayant le plus de risques de contracter une forme grave de la maladie, la priorité étant d’éviter le plus de décès possible, ainsi que la saturation des hôpitaux.


Cependant, des remontées de terrain font état de créneaux de vaccination restant vacants et de doses gaspillées. Ainsi, des élus plaident pour une adaptation « territorialisée » de la stratégie vaccinale française et une ouverture plus rapide à l’intégralité de la population adulte volontaire mais Jean Castex, a estimé, cette semaine, qu’un « élargissement des publics » était encore « prématuré ».

De nouvelles modélisations mathématiques réalisées par les chercheurs de l’Institut Pasteur [6], de Santé publique France et de la Haute autorité de Santé expliquent que pour espérer un relâchement total des mesures de contrôle tout en maintenant le nombre d’hospitalisations de patients Covid en dessous de 1 000 par jour, il faudrait qu’au 1er septembre 2021, 90% des plus de 65 ans et 70% des 18-64 ans (soit 59% de l'ensemble de la population) soient vaccinés [7].

Le problème des scientifiques réside donc désormais dans l’étude des intentions de vaccination car selon la dernière enquête de Santé publique France fin mars 2021 [8], les intentions de vaccination étaient au mieux de 79% pour les plus de 65 ans, tombant à 36% pour les 18-24 ans : « même dans les scénarios optimistes, les niveaux actuels d'intentions vaccinales dans la population française pourraient ne pas permettre un relâchement complet des mesures de contrôle ».


III. Vaccins : les dernières avancées de la recherche scientifique et médicale


Depuis leur lancement, les campagnes de vaccinations se heurtent à de nombreux obstacles. L’urgence de la crise force les scientifiques à continuer leurs études en temps réel et les avancées dans la recherche ne sont pas toujours accueillies avec bienveillance par les populations dont la méfiance grandie.


Le 9 avril 2021, la Haute Autorité de santé française (HAS) a confirmé que le vaccin d’AstraZeneca était trop peu efficace contre le variant sud-africain. Ainsi, son utilisation a été proscrite en Guyane, à Mayotte et à la Réunion, où le variant circule fortement. Selon la HAS, ce variant représente environ 35 % des cas de contamination en Moselle et entre 40 % et 48 % en Guyane, à Mayotte et à La Réunion. Dans le reste du territoire national, la proportion du variant sud-africain reste systématiquement inférieure à 20%.

Le même jour, l’Agence européenne des médicaments (AEM) annonçait élargir ses investigations sur de potentiels liens entre les vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson et des cas de caillots sanguins. Les deux vaccins utilisent la technologie recourant à un adénovirus pour vecteur [9]. Après enquête, l’agence « déciderait de la nécessité ou non d’une action de régulation », qui peut consister par exemple en la notification de possibles effets secondaires. L’AEM rappelle toutefois que le nombre de cas est « extrêmement faible » rapporté au nombre de doses administrées dans le monde [10].

En France, suite aux enquêtes lancées après des cas de thromboses fatales recensées après une injection du vaccin AstraZeneca, la HAS a confirmé que les moins de 55 ans vaccinés contre le Covid-19 avec une première dose d’AstraZeneca auront leur deuxième avec Pfizer ou Moderna [11]. En effet, seules 367 personnes avaient reçu les deux doses avant que le vaccin ne soit plus recommandé aux moins de 55 ans. La HAS explique donc que « la protection conférée par une seule dose de ce vaccin diminuant avec le temps, il est nécessaire de compléter la protection vaccinale des 500 000 personnes de moins de 55 ans qui ont reçu une première dose du vaccin d’AstraZeneca ». Ainsi, la HAS recommande d’utiliser une dose d’un des vaccins à ARNm (Pfizer ou Moderna) en remplacement de l’administration de la deuxième dose du vaccin AstraZeneca. De plus, la HAS préconise de faire cette vaccination avec un intervalle de 12 semaines entre les doses et recommande de mettre en place en place rapidement une étude pour évaluer en vie réelle la réponse immunitaire conférée par le schéma de vaccination mixte.

La HAS et le ministre de la santé, Olivier Véran, ont également évoqué la possibilité la possibilité de rendre également « interchangeables » les vaccins à ARN messager pour « simplifier » la campagne de vaccination contre le Covid-19. De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé qu’il n’y avait pas de « données adéquates pour dire si c’est quelque chose qui peut être fait ». Les experts de l’OMS ont donc conclu « que l’interchangeabilité des vaccins n’était pas quelque chose qu’ils pouvaient recommander à ce stade ». Le ministre de la santé a expliqué avoir « saisi les scientifiques » de cette question et attendre une réponse prochaine des autorités sanitaires pour valider cela, « si ça ne présente pas de risques et que c’est l’efficacité qui est au rendez-vous ».


En avril, tandis que Pfizer tente de faire face aux incertitudes liées aux mutations du virus en préconisant une troisième doses aux personnes vaccinées d’ici six mois à un an, l’utilisation du vaccin Janssen de la firme américaine Johnson & Johnson a été suspendu temporairement aux États-Unis. Suite à cette décision, le groupe a décidé de « retarder le déploiement » de son vaccin en Europe le temps d’analyser des cas potentiels d’effets secondaires graves chez des personnes l’ayant reçu. Ces effets indésirables recensés seraient similaires à ceux d’AstraZeneca. Selon les autorités américaines, cette interruption n’aurait « pas d’impact important » sur leur campagne de vaccination, puisque les doses de ce vaccin représentent moins de 5 % de celles administrées jusqu’à présent. Toutefois, cela pourrait avoir des répercussions sur les campagnes vaccinales européennes, où l’usage du vaccin d’AstraZeneca a déjà été drastiquement restreint dans la plupart des pays. L’AEM a toutefois publié une recommandation concernant ce vaccin au cours de la semaine du 19 avril afin d’affirmer que les bénéfices de celui-ci l’emportaient sur les risques comme pour AstraZeneca. Ainsi, les livraisons continentales du vaccin Janssen ont commencé mi-avril et l'Europe doit en recevoir 55 millions au deuxième trimestre.


[1] Santé publique France, « Covid-19 : Point épidémiologique du 29 avril 2021 », (en ligne). Disponible sur : https://www.santepubliquefrance.fr/

[2] Inserm, communiqué, « Point d’étape sur le projet de concert test à Marseille », publié le 30 avril 2021, (en ligne). Disponible sur : https://presse.inserm.fr/point-detape-sur-le-projet-de-concert-test-a-marseille/42822/

[3] Ministère des solidarités et de la santé, « Plateforme Renfort RH Crise », (en ligne). Disponible sur : https://renfortrh.solidarites-sante.gouv.fr

[4] Santé publique France, « Covid-19 : Point épidémiologique du 29 avril 2021 », op.cit.

[5] CovidTracker, « VaccinTracker : Combien de français ont été vaccinés contre la Covid19 ? », mis à jour quotidiennement, (en ligne). Disponible sur : https://covidtracker.fr/vaccintracker/

[6] Institut Pasteur, Flash Presse, « Des modèles mathématiques pour évaluer l’impact de la vaccination sur l’épidémie de Covid-19 en France », publié le 6 avril 2021, (en ligne). Disponible sur : https://www.pasteur.fr/fr/

[7] Pour plus d’informations : Institut Pasteur, « Modélisation COVID-19 : La vaccination », dernière mise à jour le 6 avril 2021, (en ligne). Disponible sur : https://modelisation-covid19.pasteur.fr/evaluate-control-measures/vaccination/

[8] Santé publique France, « CoviPrev : une enquête pour suivre l’évolution des comportements et de la santé mentale pendant l'épidémie de COVID-19 », publié le 7 avril 2021, (en ligne). Disponible sur : https://www.santepubliquefrance.fr/etudes-et-enquetes/

[9] Dans ce vaccin, on emploie une version modifiée d'un adénovirus de chimpanzé (ChAdOx1) qui peut entrer dans les cellules humaines mais pas la réplique à l'intérieur. Un gène pour le vaccin de coronavirus a été ajouté dans l'adénovirus ADN, permettant au vaccin de viser les protéines de pointe que SARS-CoV-2 emploie pour présenter des cellules humaines. News Medical, « Quels sont les vaccins Basés sur adénovirus ? », publié le 10 mars 2021, (en ligne). Disponible sur : https://www.news-medical.net/health/

[10] Pour plus d’informations : Futura Sciences, « Vaccin AstraZeneca : les thromboses considérées comme un effet secondaire rare », publié le 8 avril 2021, (en ligne). Disponible sur : https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/

[11] Haute Autorité de santé, Communiqué de presse, « Covid-19 : quelle stratégie vaccinale pour les moins de 55 ans ayant déjà reçu une dose d’AstraZeneca ? », publié le 9 avril 2021, (en ligne). Disponible sur : https://www.has-sante.fr/jcms/

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