Veille secteur public n°5 : décryptage de l'actualité nationale et internationale

Mis à jour : oct. 30

Par Julie DUNOUHAUD

Responsable pédagogique : Fabien DESPINASSE


La mise en arrêt de plusieurs réacteurs de centrales nucléaires sur le territoire national illustre les adaptations nécessaires pour respecter les normes environnementales et sécuritaires lors de températures élevées et des sécheresses (I).


L’innovation comme domaine de compétence à part, nécessite des investissements humains et financiers importants de la part du gouvernement pour répondre aux enjeux de défense et de sécurité. Dans ce cadre, la DGA (Direction Générale de l’Armement) et l’AIG (Agence de l’innovation et de défense) récompensent chaque année des doctorants proposant des projets participants au développement du secteur de la défense (II).


L’empoisonnement avéré de l’opposant russe Alexeï Navalny ravive les tensions internationales avec la Russie (III). La communauté internationale appelle à l’ouverture d’une enquête transparente, alors que le Kremlin nie toute implication dans l’affaire, et s’inquiète de la dégradation de ses relations avec l’Occident notamment sur fond de crise en Biélorussie.


Alors que l'opération Barkhane, plus importante opération extérieure française, repose sur une approche globale et partenariale, le Mali fait face depuis plusieurs jours à une nouvelle étape fondamentale de la crise politique qu'il traverse après le récent coup d’État qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta (IV).


I. Les centrales nucléaires impactées par le réchauffement climatique


En raison d’un débit d’eau insuffisant dans la Meuse, la centrale nucléaire de Chooz [1] est entièrement arrêtée depuis lundi 24 août au soir, et probablement jusqu’à début septembre, selon les informations publiées par EDF [2]. Située dans les Ardennes, elle est composée de deux réacteurs récents, d’une puissance de 1 500 mégawatts (parmi les plus puissants de France). Avec le deuxième plus important parc nucléaire en activité au monde, ces arrêts appelés à devenir plus récurrents [3] pourraient impacter une partie de l’économie française, et notamment le secteur de l’énergie.

Plus tôt en juillet, la centrale de Golfech (Tarn et Garonne) avait aussi dû interrompre son réacteur en activité pour ne pas faire dépasser la température de la Garonne. D’autres baisses de puissance de réacteurs ont aussi été effectuées notamment à la centrale de St-Alban et du Bugey. Si les températures enregistrées cet été atteignent des records, 22 des 58 réacteurs français ont déjà été affectés ponctuellement par des arrêts ou des baisses de production entre 2000 et 2019 [4].

La baisse du débit de la Meuse pourrait poser des difficultés de long terme au site de Chooz. En effet, pour assurer le refroidissement des réacteurs, une centrale nucléaire fonctionne en pompant dans une source d’eau. Elle rejette ensuite cette eau, à une température légèrement plus élevée. De ce fait, en rejeter d’importantes quantités a des conséquences sur la faune et la flore à proximité, ainsi que sur des activités voisines. A Chooz, la centrale est implantée à proximité de la frontière belge, où un accord transfrontalier fixe les seuils de débit de la Meuse pour permettre aux utilisateurs belges d’avoir de l’eau en quantité suffisante. Si les prélèvements et rejets sont soumis à des réglementations environnementales très strictes, ils sont régulièrement critiqués par les associations écologistes.

L’arrêt de la centrale ne devrait pas provoquer de perturbations selon RTE (Réseau de transport d’électricité), mais la réglementation l’empêche de continuer de débiter vu que le niveau de l’eau est trop bas. L’arrêt des réacteurs de Chooz représente une perte de 10% de la capacité de production nucléaire de cette fin de saison. En effet, la hausse des températures entraîne une augmentation significative de la consommation d’électricité à cause de la climatisation. Si les arrêts devaient se généraliser en période de canicule, les pertes économiques pourraient être non négligeables, la France exportant sur le marché de l’énergie à des prix élevés au niveau européen.

La difficulté des sites nucléaires à faire face au changement climatique, vulnérables à la hausse de la température des fleuves, rivières ou canaux auprès desquels elles s’implantent, inquiète. Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire de 2012 à 2018 avait dressé il y a deux ans, une liste des centrales françaises les plus concernées par ces changements [5]. A l’avenir, les centrales ne pourront plus se trouver près de cours d’eau dont le débit est trop faible et devront privilégier une localisation en bord de mer. C’est notamment le cas de l’EPR de Flamanville [6] (Manche), (dont la mise en service du réacteur nouvelle génération n’interviendra au mieux qu’en 2023). Les réacteurs construits en bord de mer sont en effet soumis à moins de contraintes de « réduction de production environnementale ». Les centrales nouvelles générations sont également dotées de tours de refroidissement, permettant d’évacuer un tiers de l’eau utilisée en vapeur, et rejettent donc moins dans les cours d’eau.

Si la mise en route des réacteurs de l’EPR de Flamanville est dénoncée par les associations de citoyens pour des raisons environnementales et sanitaires, l’exposition à la radioactivité reste l’inquiétude première. EDF, conjointement avec l’État et les Préfectures où sont implantées les centrales, disposent néanmoins de plan de procédures et d’intervention pour la gestion des risques éventuels [7], et organisent régulièrement des exercices de préparation en cas de crise.


II. L’innovation au service de la défense récompensée


Ce mardi 25 août 2020 [8], la Direction Générale de l’Armement (DGA) [9], accompagnée de l’Agence de l'innovation de défense [10] (AID) a récompensé trois docteurs ayant bénéficié d’une allocation de thèse financée par la DGA, pour l’excellence de leurs travaux. Le prix, d’un montant de 5 000 € par lauréat, leur permettra de poursuivre leurs travaux respectifs.

L’innovation étant un facteur stratégique de compétitivité, elle est donc aujourd’hui l’une des priorités pour le ministère des Armées. Placée sous la responsabilité du Délégué général pour l’armement, l’AID a été créée en septembre 2018 par Florence Parly, ministre des Armées. La création de l’Agence de l’innovation de défense s’inscrit dans la Loi de programmation militaire (LPM) [11], et un budget de 1,2 Md€ en 2019 à plus de 1,5 Md€ en 2022 lui est attribuée dans ce cadre. L’objectif de l’AID consiste à fédérer les initiatives d’innovation du ministère en assurant la coordination et la cohérence de l’ensemble des démarches d’innovation. Les projets d’innovation soutenus sont de quatre natures : les projets de Technologies de Défense, les projets d’Accélération d’Innovation, les projets d’Innovation Participative et les projets de Recherche.

Depuis la création du Prix en 2002, la sélection s’effectue en fonction de l’intérêt des recherches réalisées pour la communauté scientifique, de leur degré d’innovation, de la qualité des résultats obtenus et de l’impact que ces travaux ont eu sur l’insertion professionnelle du docteur. Ces thèses permettent aussi d’établir des partenariats privé-public, avec des laboratoires ou des entreprises de la BITD (Thalès par exemple).

Cette année, la première thèse distinguée portait sur les « Nano-émetteurs thermiques multi-spectraux ». Les sources infrarouges sont indispensables à la détection locale de gaz dans de domaine de la défense, servant par exemple à la détection de menaces biologiques et chimiques. L'objectif de cette thèse était de concevoir des sources thermiques infrarouges compactes et à coût modéré, à spectre accordable et à pertes réduites, pouvant être juxtaposées dans un même dispositif. 

La seconde thèse portait sur "L’apprentissage faiblement supervisé pour la reconnaissance visuelle". L'objectif était de prédire si une catégorie sémantique est présente dans l'image observée, en utilisant uniquement son contenu visuel. L'idée principale était de modéliser les informations manquantes pendant l'apprentissage, avec des variables latentes.

Enfin, la troisième thèse portait sur les "Matériaux multifonctions : antipluie, antibuée, antireflets". Cette thèse avait pour objectif d'étudier, en s’inspirant de la nature (yeux de moustique ou ailes de cigales), l’impact des texturations de surfaces sur les propriétés multiphysiques, telles que la superhydrophobie, les propriétés antibuée et antireflet. Le résultat de ce travail a permis de développer les modèles permettant une compréhension fine des phénomènes rencontrés et donc de disposer d’outils permettant de concevoir des surfaces optiques aux propriétés hydrophobes, antireflet et antibuée.

L’accompagnement de ces thèses permet le déploiement et le développement de moyens financiers et humains plus importants pour maintenir une compétitivité stratégique. Cela permet aussi la création d’un réseau d’experts scientifiques et la formation, dans des domaines intéressant la défense, des ingénieurs ou des chercheurs afin qu’ils apportent ensuite leurs compétences à l’industrie et aux laboratoires de recherche publics ou privés.

L'AID a été particulièrement sollicitée dans le cadre de la recherche pour lutter contre la pandémie du Covid-19 : soutien à un projet de tissu capable de réduire sa propagation [12], technologie de diagnostic Covid-19 par prélèvements salivaires [13] un respirateur artificiel [14], la détection [15].

En matière d'outils de gestion de la crise sanitaire, l'AID a financé deux projets particulièrement intéressants. Un projet de plate-forme utilisant l'intelligence artificielle pour améliorer le temps de traitement des publications scientifiques portant sur le virus. Outil de veille et triage, ce dispositif a été créé au profit des chercheurs et des acteurs de la gestion de crise dont le ministère des Solidarités et de la Santé. [16] Toujours grâce à l'intelligence artificielle, le projet ONADAP porté par le Centre Borelli, l'Hôpital d'instruction des Armées Percy permet d'anticiper la propagation du virus au sein d'un hôpital par la modélisation de la situation sanitaire du personnel soignant à l'échelle d'un hôpital ou d'un service hospitalier, lui permettant ainsi d'adapter son organisation [17].


III. L’empoisonnement de l’activiste russe Alexeï Navalny ravive les tensions internationales avec la Russie


L’état de santé de l’opposant russe Alexeï Navalny, hospitalisé à Berlin depuis le week-end dernier, révèle « une intoxication par une substance du groupe des inhibiteurs de la cholinestérase », a annoncé, lundi 24 août, l’hôpital berlinois de la Charité. D’abord pris en charge dans un hôpital d’Omsk en Sibérie, qui assurait ne pas avoir détecté de poison, A. Navalny a été transféré à Berlin à bord d’un avion médicalisé affrété par l’ONG allemande Cinema for Peace. Le cholinestérase est un produit susceptible d'être utilisé, à faible dose, contre la maladie d'Alzheimer, mais en fonction du dosage, peut s’avérer très dangereux et produire des agents neurotoxiques puissants.

« Le soupçon ne porte pas sur le fait que M. Navalny se soit empoisonné lui-même, mais que quelqu’un ait empoisonné M. Navalny, et le gouvernement prend ce soupçon très au sérieux » [18], a ainsi déclaré Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière Angela Merkel. Le gouvernement allemand a de plus mis à disposition des agents de l’Office fédéral de police criminelle (BKA) pour assurer la protection de M. Navalny.

La France a dénoncé de son côté, mardi 25 août, "l'acte criminel" perpétré à l'encontre de l'opposant russe. Le Quai d'Orsay a réclamé aux autorités russes une "enquête rapide et transparente." "Les responsables de cet acte devront être identifiés et traduits devant la justice", a déclaré le ministère [19]. Le Premier ministre britannique Boris Johnson [20] et le secrétaire général de l’Alliance atlantique (OTAN), Jens Stoltenberg, ont réclamé à leur tour mercredi 26 août une enquête « transparente ».

Le Kremlin a pour sa part estimé que les conclusions des médecins allemands étaient prématurées et que l'empoisonnement était "une piste parmi d'autres". Sous les pressions internationales, la police russe a cependant annoncé, jeudi 27 août, avoir lancé un "examen préliminaire". Les lieux où l'opposant russe était passé ont été inspectés et "plus de 100 objets qui peuvent avoir valeur de preuve" ont été saisis, a fait savoir la branche sibérienne du ministère russe de l'Intérieur, dans un communiqué [21].

Alexeï Navalny, qui a fait l'objet de plusieurs attaques au fil des ans [22], est le principal leader de l'opposition russe. Cet avocat moscovite s'est fait connaître avec ses posts de blog dénonçant la corruption. Il a ensuite transformé son activisme sur les réseaux sociaux en organisation financée de façon participative, le Fonds de lutte contre la corruption [23], qui publie fréquemment des vidéos sur YouTube et des rapports sur la corruption, mettant en cause des hauts fonctionnaires du gouvernement russe. Il s’était également présenté aux élections municipales de Moscou en 2013, réunissant plus de 27% des voix.

L’empoisonnement d’A. Navalny n’est pas le premier cas du genre recensé, bien que les derniers empoisonnements survenus en Russie n’aient jamais fait l'objet d'enquêtes complètes. Seuls les cas survenus à l'étranger ont pu être établis avec certitude. Néanmoins, "l'empoisonnement politique est une pratique ancienne en Russie", note sur France Inter Michel Eltchaninoff, spécialiste de la Russie. L’instrumentalisation de la justice en Russie est souvent dénoncée par la communauté internationale, accusant la classe politique de ne pas chercher à punir les éventuels coupables.

Le cas d’A. Navalny intervient dans un contexte de tensions internationales entre d'une part la Russie et d'autre part les États-Unis et l'Union Européenne, la première étant accusée d’ingérence dans des élections par les seconds et alors que Vladimir Poutine a clairement signifié son soutien au président Biélorussie dont la réélection est contestée. Le représentant du Département d'État, Stephen Biegun, a rencontré mardi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Selon le ministère russe des Affaires étrangères, S. Biegun a averti que si l’empoisonnement de Navalny était confirmé, les États-Unis pourraient prendre des mesures qui dépasseront la réponse de Washington aux conclusions de l’ingérence de la Russie dans l’élection présidentielle américaine de 2016. Les relations du président V. Poutine avec le président biélorusse, qui fait face à des manifestations dans le pays après les élections, mécontentent également les pays de l’Union Européenne.


IV. Retour sur la crise sécuritaire et politique que traverse le Mali


Dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 août 2020, un groupe composé d’officiers autoproclamé Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a renversé le gouvernement du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta. Soutenu pendant des années par la communauté internationale pour consolider l’État malien et lutter contre le djihadisme, il connaissait depuis plusieurs mois une profonde crise politique. Le président a annoncé lui-même, après avoir été arrêté, sa démission dans les heures qui ont suivi sur une chaîne de télévision nationale. Les putschistes ont par la suite décidé la fermeture des frontières du Mali et instauré un couvre-feu de minuit à 5 heures jusqu’à nouvel ordre [24]. Lors du putsch, le comité a dit vouloir organiser des élections dans un délai raisonnable ; au terme d’une transition au sommet de l’État. A la suite d’une réunion avec la CEDEAO (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest) cette semaine, « le CNSP a annoncé affirme que la durée de trois ans a bien été évoquée mais qu’il ne s’agissait que de simples discussions [25] ».La CEDEAO est en désaccord avec la durée proposée.

Depuis les élections législatives d'avril, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a mobilisé des manifestants contre le président Ibrahim Boubacar Keïta, l'accusant de corruption et de mauvaise gouvernance politique et économique. Cette plate-forme contestataire s’est dite disposée, mercredi 26 août, à « accompagner » la junte dans le processus de transition devant rendre le pouvoir aux civils.

Quelques jours avant le putsch, un rapport d’experts des Nations unies sur le Mali qui n'a pas encore été rendu public mais dont le contenu a fait l'objet de publications dans la presse [26], épingle plusieurs responsables militaires maliens tendant un peu plus la situation. Ce document accuse directement certains d’entre eux, dont Kéba Sangaré, l’ancien chef d’état-major de l’armée de terre, d’entraver le plan de paix des accords d’Alger. Il estime également que Kéba Sangaré aurait pu empêcher le massacre d’Ogossagou, en février dernier, lors duquel 35 civils ont été tués.  En 2012, c’est déjà de la ville garnison de Kati située en lisière de Bamako qu’était parti le coup d’État qui a fait tomber le président Amadou Toumani Touré au profit du capitaine Sanogo. Ces faits interrogent la relation entre le pouvoir politique et les intérêts des autorités militaires. Le Mali en est à son quatrième coup d’État militaire en cinquante-deux ans.  Cette instabilité institutionnelle ne permet pas de trouver une solution politique durable adaptée pour sécuriser le pays et limiter les risques de conflits.

A l’issue du premier sommet virtuel extraordinaire qu’ils ont consacré, le 20 août, à cette crise malienne, les dirigeants des quinze pays de la CEDEAO se sont opposés à la destitution d’IBK. La CEDEAO, comme l'Organisation Internationale de la Francophonie et l'Union Africaine ont suspendu le Mali pour marquer leur opposition au coup d'Etat et au non-respect de l'ordre constitutionnel. [27] Récemment la CEDEAO a indiqué pouvoir accepter une transition d'un an avec un pouvoir civil.

Alors que 5100 soldats français sont engagés dans l’opération Barkhane, dès le 20 août [28], Florence Parly a indiqué que les missions se poursuivraient en lien avec l'ensemble de ses partenaires, insistant  sur le mandat donné par le Conseil de Sécurité de l'ONU. Toutefois, à l’issue d’une réunion à Berlin des ministres européens de la défense, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a annoncé avoir suspendu « temporairement » les missions de formation de l'UE au profit de l’armée et de la police au Mali [29] « en raison des circonstances ». De même, les États-Unis ont suspendu leurs opérations avec l'armée malienne.

Un des enjeux de la transition sera de préserver l'accord d'Alger mais aussi d'assurer une certaine stabilité sécuritaire par le maintien d'une pression opérationnelle contre les groupes armées terroristes.

Sur ce sujet, pour rassurer les alliés du Mali, le CNSP a exprimé son intention de respecter l'ensemble des accords précédemment passés, et a indiqué qu'il comptait toujours sur l'aide de la force onusienne MINUSMA, les militaires français et la force du G5 Sahel.

L'utilisation des réseaux sociaux par le CNSP est instructive. Le 28 août, le CNSP a invité au centre international de conférence de Bamako pour des échanges sur l'organisation de la transition les principaux acteurs de la société civile et groupements politiques [30]. Il précise dans un second tweet qu'il s'agit des « forces vives de la nation dans un esprit d'inclusivité. Pour le CNSP aucune force ou regroupement politique n'est exclue. » [31] Depuis plusieurs jours, le CNSP reçoit les représentants diplomatiques suivantes (dans l'ordre chronologique) : représentants de la société civile, partis politiques, ambassade de Russie, CEDEAO, ambassade de France et commandement de la force Barkhane, ambassade d'Algérie, ambassade des États-Unis, délégation du G5 Sahel, Maroc, Italie, délégation de la MINUSMA, délégation de l'Union Européenne, Ambassade de Chine, Ministre des Affaires Étrangères Algérie. Il s’agit certainement une manière de rassurer rapidement ses principaux internationaux, membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, et régionaux.

À trois mois et demi des élections au Burkina Faso et à cinq mois des élections au Niger, alors que les groupes armés terroristes ont une forte activité dans le Sahel, illustrée par la classification en rouge de la région par le Ministère des Affaires Étrangères, il paraît indispensable que le CNSP rassure la société civile et les partis politiques maliens tout comme ses partenaires étrangers quant au processus de transition politique de manière à limiter l'écho d'une telle instabilité pour l'ensemble de la région.


[1]Présentation de la centrale nucléaire de Chooz, publiée sur le site d’EDF. Disponible en ligne sur : https://www.edf.fr/groupe-edf/producteur-industriel/carte-des-implantations/centrale-nucleaire-de-chooz/presentation

[2]Message actualisé le 23/08/2020, publié sur le site d’EDF. Disponible en ligne sur : https://www.edf.fr/groupe-edf/qui-sommes-nous/activites/optimisation-et-trading/listes-des-indisponibilites-et-des-messages/liste-des-messages/edf-2020-00124

[3]https://www.sfen.org/rgn/canicule-2020-impact-centrales-nucleaires-francaises-energies

[4]Article paru dans Le Monde, publié le 23/07/2020. Disponible en ligne sur : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/07/26/comment-la-canicule-affecte-le-fonctionnement-des-centrales-nucleaires_5493867_4355770.html

[5]Compte rendu de la Commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires, publié le 07/06/2018. Disponible en ligne sur : http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/comptes-rendus/cenucl/l15cenucl1718038_compte-rendu

[6]Présentation de la centrale nucléaire de Flamanville. Disponible en ligne sur : https://www.edf.fr/groupe-edf/producteur-industriel/carte-des-implantations/centrale-nucleaire-de-flamanville-3/presentation

[7]Document de prévention des risques dans les centrales nucléaires EDF. Disponible en ligne sur : https://www.edf.fr/sites/default/files/contrib/groupe-edf/producteur-industriel/carte-des-implantations/centrale-chooz/ppi-iode/prevention-et-gestion-des-risques-2018.pdf

[8]Rubrique actualités du Ministère des Armées, publié le 25/08/2020. Disponible en ligne sur : https://www.defense.gouv.fr/aid/actualites/trois-laureats-recoivent-le-prix-de-these-dga

[9]Présentation de la DGA, publiée sur le site du Ministère des Armées. Disponible en ligne sur : https://www.defense.gouv.fr/dga

[10]Présentation de l’agence de l’innovation de défense, publiée sur le site du Ministère des Armées. Disponible en ligne sur : https://www.defense.gouv.fr/aid/l-agence/presentation

[11]Loi de programmation militaire. Disponible en ligne sur : https://www.defense.gouv.fr/portail/enjeux2/la-lpm-2019-2025

[12]https://www.defense.gouv.fr/aid/actualites/soutien-d-un-projet-de-tissu-capable-de-reduire-la-propagation-du-virus-covid-19

[13]https://www.defense.gouv.fr/aid/actualites/soutien-d-une-nouvelle-technologie-de-diagnostic-covid-19-par-prelevements-salivaires

[14]https://www.defense.gouv.fr/aid/actualites/un-respirateur-artificiel-retenu-dans-le-cadre-de-l-appel-a-projets-de-lutte-contre-le-covid-19

[15]https://www.defense.gouv.fr/aid/actualites/une-nouvelle-technologie-de-detection-retenue-dans-le-cadre-de-l-appel-a-projets-lutte-contre-le-covid19

[16]https://www.defense.gouv.fr/aid/actualites/l-intelligence-artificielle-en-soutien-des-chercheurs-pour-traiter-les-publications-sur-le-covid-19

[17]https://www.defense.gouv.fr/aid/actualites/l-intelligence-artificielle-au-service-de-la-lutte-contre-le-covid-19

[18]Article paru dans Le Point, publié le 24/08/2020. Disponible en ligne sur : https://www.lepoint.fr/monde/l-allemagne-juge-assez-probable-l-empoisonnement-de-navalny-24-08-2020-2388761_24.php

[19]Déclarations de politique étrangère, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Disponible en ligne sur : https://basedoc.diplomatie.gouv.fr/exl-php/cadcgp.php?CMD=CHERCHE&QUERY=1&MODELE=vues/mae_internet___recherche_avancee/home.html&VUE=mae_internet___recherche_avancee&NOM=cadic__anonyme&FROM_LOGIN=1

[20]Tweet du Premier ministre britannique, publié le 26/08/2020. Disponible en ligne sur : https://twitter.com/BorisJohnson/status/1298560653855252480

[21]Article paru sur France Info, publié le 27/08/2020. Disponible en ligne sur : https://www.francetvinfo.fr/monde/russie/alexei-navalny/affaire-alexei-navalny-la-russie-demarre-les-investigations-une-semaine-apres-l-hospitalisation-de-l-opposant_4086699.html

[22]En juillet 2019 par exemple, Alexeï Navalny s'était déjà dit victime d'un empoisonnement par "une matière chimique inconnue", tandis qu'il purgeait une courte peine de prison. Les autorités avaient de leur côté parlé d'une "réaction allergique" et assuré n'avoir retrouvé "aucune substance toxique".

[23]https://fbk.info/english/navalny/

[24]Tweet du compte officiel du CNSP, publié le 21/08/2020. Disponible en ligne sur : https://twitter.com/CNSP20/status/1296568452740780032/photo/1

[25]Article paru sur Malivox, publié le 27/08/2020. Disponible en ligne sur : https://malivox.net/duree-de-la-transition-au-mali-ce-que-le-cnsp-a-exactement-dit-a-la-cedeao-video/

[26]Présentation de l’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali. Disponible en ligne sur : https://www.ohchr.org/FR/HRBodies/SP/CountriesMandates/ML/Pages/IEMali.aspx

[27]https://www.france24.com/fr/20200825-la-francophonie-suspend-le-mali-apr%C3%A8s-le-coup-d-%C3%A9tat

[28]https://twitter.com/florence_parly/status/1296372633374785536?s=20

[29]Allocution de Josep Borrell, publiée sur le site du Figaro Live, le 26/08/2020. Disponible en ligne sur : https://video.lefigaro.fr/figaro/video/mali-lue-suspend-temporairement-ses-missions-de-formation-de-larmee/

[30]https://pbs.twimg.com/media/EghuKNoWoAc38Yd?format=jpg&name=medium

[31]https://twitter.com/CNSP20/status/1299455586548019202?s=20

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