Veille hebdo Covid - Retour à la normale et impact de la crise sanitaire sur les conflits armés

Mis à jour : juil. 7

Par Chiara ALEXANDRE & Adrien BLANCHARD

Directeur de publication : Thomas MESZAROS

Responsables pédagogiques : Jean-Luc LAUTIER & Antoine CRÉTIEN


I. L’évolution de la situation économique et sanitaire en France et en Europe


A. France : un retour à la normale ?

Dimanche 14 juin, lors de sa quatrième intervention solennelle depuis le début de la crise sanitaire, Emmanuel Macron a proclamé une « première victoire » contre l’épidémie de Covid-19, après lui avoir déclaré la « guerre » en mars dernier.

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Lien de l’infographie Coronavirus : visualisez l’évolution de l’épidémie en France et dans le monde

Cette allocution officielle fut l’occasion pour le Président français d’accélérer le processus de déconfinement. En effet, dès le 15 juin, l'Île-de-France est passée en zone verte ainsi que tous les départements français à l’exception de la Guyane et Mayotte. Cela a permis la réouverture des restaurants et des cafés, et les visites dans les maisons de retraites et les EHPAD sont à nouveau autorisées. A partir du 22 juin, les crèches, écoles et collèges rouvriront avec une « présence obligatoire » des élèves. Enfin, le second tour des élections municipales est maintenu à la date du 28 juin. Emmanuel Macron a tout de même précisé que « l’épidémie n’est pas terminée » et que « l’été 2020 ne sera pas un été comme les autres » en précisant que « les rassemblements resteront très encadrés ». Les Français peuvent prudemment reprendre leur vie, tout en respectant les mesures de distanciation sociale ainsi que certaines mesures sanitaires toujours en vigueur.

Lors de son allocution, le chef de l’État a fait valoir que « l’État a tenu » et que le gouvernement a fait le choix « humaniste » de placer « la santé au-dessus de l’économie ». Les annonces positives ont été, tout au long de la crise, réservées au Premier ministre, Édouard Philippe aujourd'hui plus populaire que le Président dans les sondages. Mais cette fois-ci, Emmanuel Macron s’est accordé le soin de desserrer l’étau et d'annoncer le retour des jours heureux. Il a tout de même reconnu « des failles » comme la dépendance française à d’autres continents pour se procurer certains produits, des lourdeurs d’organisation, des inégalités sociales et territoriales et s’est engagé à les corriger. Il a annoncé une reconstruction « souveraine, écologique, solidaire et sociale » de l’organisation française, avec l’ambition de souder la nation autour du « patriotisme républicain ». Cette reconstruction s’articulera sûrement autour d’un nouveau chantier de réformes visant à amplifier la décentralisation dans la poursuite du projet de loi 3D (décentralisation, déconcentration, différenciation). La crise sanitaire a mis en exergue la nécessité pour l’État de se recentrer sur ses priorités et d’ajuster son architecture à la réalité des territoires. Toutefois, le Président français ne s’est pas épanché sur les potentielles réformes, et a donné rendez-vous aux Français en juillet pour « préciser ce nouveau chemin, lancer les premières actions ». L’opposition politique a ainsi qualifier son discours comme « inutile » ou encore de « satisfecit lunaire » considérant que peu d’éléments précis ont été abordés et que le Président est resté en surface des annonces.

Enfin, mardi 16 juin, s’est ouverte la commission d’enquête parlementaire sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement français. La commission mènera ses travaux pendant six mois et le professeur Jérôme Salomon, directeur général de la santé (DGS) a été entendu le premier par les députés. Le professeur, le « visage de la crise » suite à ses apparitions publiques journalières a répondu de manière courtoise mais extrêmement contrôlée aux questions de l’assemblée. Il n’a reconnu aucune défaillance dans la réponse apportée par l’exécutif depuis l’apparition du nouveau coronavirus, estimant que la réaction du gouvernement « a été extrêmement rapide ». Il s’est employé à esquiver les questions délicates des députés concernant le manque de masques et de tests viraux répétant que cette « crise inédite, massive, rapide, brutale et mondiale » avait pris tous les pays concernés de cours.

Jeudi 18 juin, le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, ainsi que trois autres membres de ce cénacle, ont été entendus à leur tour. Le conseil scientifique, institué le 11 mars, est composé de 14 experts. Depuis, il s’est réuni « plus de cent fois » et a produit sept avis principaux ayant guidé les décisions de l’exécutif tout au long de la crise. Lors de leur audition, les médecins ont défendu le confinement généralisé (avis du 14 mars), préféré au confinement par région, ayant permis aux zones épargnées par le virus de ne pas être touchées. Les masques, la veille, les tests et la potentielle « deuxième vague » furent une nouvelle fois au cœur de cette audition. Les membres du conseil scientifique ont mis en exergue qu’une deuxième vague n’était pas à exclure, même si ce scénario n’est pas le plus probable. Ces problématiques soulignent l’impréparation du gouvernement à la crise et seront surement au cœur de chacune des auditions à venir. Il conviendra d’analyser les réponses de chacun et d’en tirer des résolutions pour les temps à venir.


B. La situation à l’échelle européenne


Après l’appel de la Commission Européenne et au vu de l’amélioration des conditions sanitaires, le 15 juin sonnait la réouverture théorique des frontières dans l’espace Schengen. Cette réouverture n’est cependant pas générale, il faut souvent regarder au cas par cas. Les pays d’Europe de l’Ouest ont quasiment tous rouvert leurs frontières européennes (sauf l’Espagne), mais à l’est et au nord les exceptions sont nombreuses. Le Royaume-Uni continue également d’appliquer sa mesure tant décriée de quatorzaine obligatoire pour tout arrivant sur le territoire.

L’enjeu économique, social et culturel est pourtant de taille, notamment pour des pays dépendant du tourisme comme l’Espagne ou la Grèce. La première a accepté une expérimentation de réouverture et de contrôle des arrivants sur les îles Baléares et Canaries, avant d’ouvrir complètement au premier juillet. C’est l’inverse en Grèce, qui a rouvert des frontières continentales aux européens mais garde fermées ses îles jusqu’au premier juillet. Sur le plan économique également, la reprise continue de s’amorcer en Europe. Les chefs d’État de l’Union se réunissent le 19 juin pour discuter du plan de relance de 750 milliards, qui pourrait faire basculer l’Union dans une nouvelle ère. L’efficacité de l’intervention de la BCE au 18 mars a marqué les esprits, et c’est dans cette optique que ce plan s’inscrit. Il est cependant loin de faire l’unanimité, les pays du nord continuant de s’opposer à des efforts supplémentaires.


II. L’impact du COVID sur les conflits dans le monde


A. La demande de Cessez-le-feu du SGNU


Le 23 mars dernier, le Secrétaire Général des Nations Unies António Guterres a appelé à un cessez-le-feu général dans le monde. Cela aurait permis aux associations humanitaires de se concentrer sur l’aide aux malades plutôt que l’aide aux victimes, ainsi qu’aux Etats de se concentrer sur leurs dépenses de santé. Cette demande fut corroborée le 27 mars par le directeur du CICR, qui rappelait que les Etats en guerre ne devaient pas être laissés seuls face à la pandémie.

Les ONG se sont aussi inquiétées des répercussions sur l’approvisionnement alimentaire des pays les plus pauvres, et d’autres menaces pesaient et pèsent encore sur les zones de conflit [1] : vulnérabilité des populations civiles, difficultés à gérer correctement l’enchevêtrement de crises, risques sociaux, aggravation des dissensions internationales….

« La furie avec laquelle s’abat le virus montre bien que se faire la guerre est une folie. C’est la raison pour laquelle j’appelle aujourd’hui à un cessez-le-feu immédiat, partout dans le monde. » António Guterres, Secrétaire Général des Nations Unies

Le virus a de facto ralenti l’apparition de nouvelles tensions dans le monde pendant un moment, jusqu’à ce que certains commencent à pointer la responsabilité et les errements de la Chine dans sa communication. Ces accusations ont signé la fin du flottement dans les relations internationales, les Etats ont arrêté de se concentrer uniquement sur eux et leur population. Ce moment de latence peut être rapproché de l’effet de sidération [2]. La crise submerge violemment, déstructure et introduit brutalement une césure dans les habitudes et les modes de fonctionnement. Il y a un moment de latence, où les acteurs prennent la mesure des évènements avant de fournir une réponse puis de chercher les responsabilités. Le recul de la pandémie en Europe et en Asie a permis le retour au-devant de l’actualité des conflits antérieurs. L’ONU sort plutôt fragilisée de cette pandémie, le Conseil de Sécurité comme le Secrétariat n’ayant joué qu’un rôle mineur.

La demande du Secrétaire avait été reprise par une proposition de résolution française au Conseil, mais qui n’a pas été suivie. La Russie et la Chine voulaient pouvoir poursuivre leurs « activités contre-terroristes », tandis que les États-Unis refusaient de mentionner de quelque façon que ce soit l’OMS alors que la Chine refusait tout texte ne le faisant pas.

Surtout, l’organe des Nations-Unies spécialisé dans la santé, l’OMS, a été au cœur d’une tempête médiatique et diplomatique. Alors qu’elle avait joué un rôle prédominant lors de l’épidémie de SRAS en 2003, par sa réaction rapide et sa capacité à mobiliser ses membres, elle a été accusée cette fois d’être au service des intérêts de la Chine et de ne pas réagir suffisamment. Ce blocage du Conseil et cette défiance de l’OMS ont montré la faiblesse relative de l’ONU dans ce genre de crise, où les égoïsmes nationaux prennent le pas sur l’action universelle.

B. La situation actuelle dans les zones de conflits

Au cœur des pays confrontés à de graves problèmes sécuritaires, les systèmes de santé ne fonctionnent plus ou sont considérablement affaiblis et donc pas aptes à faire face à une épidémie. De plus, la confiance envers les gouvernements peut être érodée comme ce fut le cas durant l’épidémie du virus Ébola en 2014. Un rapport de Crisis group [3] démontrait que « dans un premier temps, le virus s’était propagé de façon incontrôlée, non seulement du fait du suivi épidémiologique limité et du manque de capacité et de réactivité du système de santé, mais aussi parce que les populations restaient sceptiques vis-à-vis des déclarations du gouvernement et de ses directives » ajoutant que « cette remise en question était en partie liée à la désinformation et aux mauvais conseils des gouvernements impliqués au sujet de la contagion, mais elle découlait aussi des tensions politiques récurrentes dans une région marquée par la guerre pendant la dernière décennie. »

Ainsi, la pandémie de Covid-19 aura nécessairement des effets à court ou long terme sur les conflits armés à travers le monde. La situation sanitaire a un impact social et économique lourd pour l’ensemble des pays touchés et ces conséquences sont encore plus importantes dans des pays d’ores-et-déjà en proie à une crise sociopolitique ou des conflits armés. De plus, Charles Tellier, responsable de la division Fragilités, crises et conflits à l’AFD, affirme que « l’épidémie pourrait catalyser les tensions existantes avec un triple effet : un risque de multiplication des actes de violence en cas de tensions entre la population et les agents gouvernementaux ; un risque d’instrumentalisation de la crise actuelle par des groupes armés ; un risque enfin de violences xénophobes ». Enfin, la propagation du virus perturbe également l’apport d’aide humanitaire et les opérations de paix. La situation est préoccupante pour les médecins et acteurs humanitaires qui peuvent actuellement avoir des difficultés à obtenir pour les populations les secours nécessaires. La convergence des enjeux de santé mondiale et des conflits est préoccupante et pourrait exacerber les crises existantes.

Depuis l’appel au cessez-le-feu du SGNU, un certain nombre de groupes armés et de gouvernements ont pris conscience de la nécessité d’arrêter les combats. Toutefois, l’appel de l’ONU ne semble pas reconnu de tous.

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Lien de l’infographie : Call Unanswered: A Review of Responses to the UN Appeal for a Global Ceasefire

Ainsi, la crise sanitaire risque d’avoir un impact humain lourd dans des zones fragilisées où une partie de la population se trouve dans une situation sensible (précarité, réfugiés et déplacées forcés). Les effets de la crise sanitaire et de l’appel au cessez-le-feu du SGNU ont des conséquences d’ores-et-déjà visible. Au Cameroun, en Colombie ou encore au Yémen, comme le rappelle le rapport de Crisis Group en date du 16 juin 2020 [4], une partie aux conflits a demandé un cessez-le-feu cependant, l’autre partie l’a refusé pour diverses raisons. Cette situation a démontré que la mise en place de l’arrêt des combats était complexe. Les médiateurs internationaux n’ont pas pu se déplacer en raison de la situation sanitaire et l’accord entre les parties au conflit n’a pas été trouvé sans leur intervention comme ce fut le cas aux Philippines par exemple.

Chaque zone de crise est confrontée à une situation sanitaire problématique aggravée par des facteurs multiples : une mauvaise gestion des crises comme en Palestine, de la corruption comme en Libye ou encore les sanctions internationales comme c’est le cas en Iran par exemple. De plus, les populations déplacées ou réfugiées vivent dans des conditions sanitaires précaires : abris surpeuplés, service d’assainissement et de soins réduits au strict minimum… En cas de flambée de coronavirus ou de reprise des conflits armés dans ces zones, les populations pourraient se déplacer pour être en sécurité et créer de nouveaux mouvements de l’épidémie.

Il est difficile aujourd’hui de prévoir l’impact global de la pandémie en particulier dans les zones en crise, mais il est certain que les conséquences seront considérables dans de multiples domaines. La pandémie risque d’aggraver certaines crises internationales ou internes comme ce fut le cas dans la nuit du 15 au 16 juin entre les soldats chinois et indiens sur les crêtes de l’Himalaya. Ce face-à-face entre soldats est le premier à faire des victimes depuis 1975 : vingt morts côté indien et un bilan tenu secret côté chinois. Ce conflit datant des années 1960, semble avoir était exacerbé par le contexte actuel. La stratégie d’endiguement de la Chine par Donald Trump et la mise en cause de Pékin dans la pandémie semble avoir remis en cause le statu quo existant dans la zone. Cette reprise inquiétante des combats devra être surveillée.

Toutefois, le contexte de crise sanitaire globale pourrait aussi être l’occasion d’enrayer certaines crises comme le démontre la proposition des Émirats arabes unis et du Koweït d’envoyer de l’aide sanitaire à l’Iran.


C. La reprise des tensions en Asie du Sud-Est


La tension entre la Corée du Nord et la Corée du Sud est à un niveau rarement atteint ces derniers jours. Comme nous l’avions évoqué dans notre veille précédente, des réfugiés nord-coréens au sud avaient envoyé des tracts dénonçant le régime à travers la frontière. Le gouvernement nord-coréen a d’abord dénoncé cette provocation, contraire aux accords signés entre les deux Corée. Il a ensuite rompu les communications, et dans un acte symbolique fait exploser le bureau de liaison côté nord-coréen.

Cette rupture s’est accompagnée de menaces militaires, puisque l’armée a ensuite annoncé se préparer à entrer dans la zone démilitarisée à deux endroits différents, ce qui est contraire à tous les actes signés depuis le cessez-le-feu de 1954 et fait craindre une escalade vers un conflit armé. Il est cependant peu probable que la Corée du Nord attaque réellement la Corée du Sud, au vu de son isolement sur la scène internationale et de la faiblesse de son économie. Son seul soutien est la République Populaire de Chine, qui ne se risquera certainement pas en ce moment à affronter les États-Unis. Ces derniers ont d’ailleurs formulé leur soutien total à la Corée du Sud, en dépit des avancées que leurs relations avec le Nord avaient connu.

La poursuite des contestations à Hong Kong met aussi la Chine continentale dans une situation délicate. Les ministres des affaires étrangères du G7 ont, dans un communiqué conjoint, « exhorté fermement » Pékin à revenir sur sa loi sur la sécurité nationale. La Chine a « rejeté fermement » le 18 juin la demande du G7 en énonçant que la loi ne visait que les éléments sécessionnistes et non pas les contestataires de manière générale. Le même jour, le Parlement national a commencé l’examen de la loi, qui prévoit de punir les activités séparatistes et terroristes, mais aussi la « subversion » et la « collusion » avec des forces étrangères. Ces deux derniers termes, relativement vagues, permettront de fait d’empêcher et de punir toute contestation sur la péninsule.


III. Les avancés de la recherche scientifique


A la suite de l’Essai Recovery abordé la semaine dernière, l’OMS a annoncé avoir décider d’arrêter les essais cliniques sur l’hydroxychloroquine en tant que traitement potentiel des malades du Covid-19. Les études ont démontré que cette molécule ne réduisait pas le taux de mortalité et n’a « pas d’effet bénéfique » sur les personnes hospitalisées souffrant du Covid-19.


« Les preuves internes apportées par l'Essai Solidarity/Discovery, les preuves externes apportées par l'Essai Recovery et les preuves combinées apportées par ces deux essais largement aléatoires, mises ensemble, suggèrent que l'hydroxychloroquine - lorsqu'on la compare avec les traitements habituels des patients hospitalisés pour le Covid-19- n'a pas pour résultat la réduction de la mortalité de ces patients » Docteure Ana Maria Henao Restrepo, de l'OMS.

Toutefois, la décision d’arrêter les essais sur les patients hospitalisés ne concerne pas l’usage de cette molécule en tant que traitement préventif de la maladie.

D’autres médicaments sont encore au stade d’étude. Des premiers résultats encourageants devraient être prochainement publiés concernant un anti-inflammatoire connu : la dexamethasone. Un communiqué de presse de l’Université d’Oxforddémontre que l’anti-inflammatoire a réduit d’un cinquième à un tiers la mortalité des patients intubés ou sous oxygénation pour Covid-19 sévère. Les bénéfices de ce dernier sont particulièrement visibles chez les patients les plus sévèrement atteints. Suite à son utilisation, la mortalité aurait ainsi baissé d'un tiers (-35%) chez les malades intubés, et d'un cinquième (-20%) chez ceux qui avaient juste besoin d'oxygène sans intubation. Il semblerait que la dexamethasonepourrait éviter « une mort sur huit » et pourrait « devenir le traitement de base » chez les patients suffisamment malades pour avoir besoin d’être placés sous ventilation artificielle ou sous oxygène.


IV. Pour aller plus loin

[1] Crisis Group, 24 mars 2020, «Covid-19 et conflits : sept tendances à surveiller», en ligne, disponible à https://www.crisisgroup.org/fr/global/sb4-covid-19-and-conflict-seven-trends-watch

[2] Patrick Lagadec, La Gestion des crises. Outils de réflexion à l’usage des décideurs, Paris, McGraw-Hill, 1991.

[3] Crisis Group, « The Politics behind the Ebola Crisis » 28 octobre 2015 (en ligne). Disponible sur : https://www.crisisgroup.org/africa/west-africa/politics-behind-ebola-crisis

[4] Crisis Group, « What’s Happened to the UN Secretary-General’s Covid19 ceasefire call ? » 16 juin 2020, (en ligne). Disponible sur : https://www.crisisgroup.org/global/whats-happened-un-secretary-generals-covid-19-ceasefire-call

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