Les crises environnementales éclipsées par le COVID : un pétrolier abandonné sur les côtes yéménites

Mis à jour : sept. 10

Par Valentine LOPEZ-ALVAREZ

Responsable pédagogique : Léa CUCHOT



La lutte contre le coronavirus est au centre de l’actualité internationale, mais parallèlement d’autres crises impactantes se déroulent et viennent se superposer à la crise sanitaire mondiale. Ainsi, les différents articles qui constituent cette thématique vont tenter de porter un éclairage sur des crises environnementales et sanitaires actuelles qui se multiplient à travers le monde, entraînant des conséquences humaines et économiques considérables.


Menace d’une catastrophe écologique en Mer Rouge : un pétrolier abandonné sur les côtes yéménites


Le Yémen est ravagé depuis cinq ans par une guerre civile qui a fait déjà plus de 100 000 morts. Les conséquences économiques et humanitaires pour le pays sont considérables. En effet, le Yémen connaît une crise humanitaire considérée comme la plus grave du monde[i]. Trois quarts de la population, soit plus de vingt millions de personnes, ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence. La plupart des Yéménites ne peuvent pas répondre à leurs besoins vitaux. En effet, il a été reporté que près de dix-huit millions sont en insécurité alimentaire, huit millions souffrent d’insécurité alimentaire sévère et que seize millions n’ont pas accès à l’eau potable ni à des soins de santé[ii]. L’aide humanitaire est donc nécessaire à la survie de la population yéménite car elle permet de répondre à leurs besoins essentiels avec par exemple l’envoi de nourriture ou encore de médicaments. Si la situation yéménite est déjà difficile, une nouvelle crise menace la Mer Rouge qui borde le pays. De fait, depuis 2015 le FSO Safer est arrimé à quelques kilomètres du port d’Hodeidah. A son bord se trouve plus d’un million de barils de pétrole. Or, aucun entretien du pétrolier, vieux de quarante-cinq ans, n’a été réalisé depuis le début de la guerre civile en 2015. Il est aussi soumis à des conditions favorisant sa dégradation (températures élevées, eau salée). Ainsi, des fuites ont été détectées menaçant de faire échapper cent trente-huit millions de litres de pétrole dans l’eau[iii], ou même de le faire exploser. Cette marée noire pourrait alors être considérée comme l’une des plus importantes au monde.

La complexité d’une intervention sur le FSO Safer est due à la conjoncture politique et conflictuelle du Yémen. Une guerre civile oppose principalement les pro-gouvernementaux du président Hadi qui sont soutenus par une coalition internationale, notamment l’Arabie Saoudite, aux Houthis. Ces derniers se concentrent dans le Nord-Ouest du Yémen et sont une communauté chiite composée [Valentin 8] d’environ un tiers des Yéménites, le reste de la population étant sunnite. Dès les années 2000, les Houthis se sont rebellés contre le gouvernement yéménite car ils considèrent qu’ils sont marginalisés économiquement, socialement et politiquement. Ils sont très opposés à l’ingérence de l’Arabie Saoudite et des Etats-Unis dans le pays [iv], et sont soutenus par l’Iran. Ils ont mené plusieurs mouvements à travers le pays pour prendre le pouvoir, et en 2015 le président Hadi et son gouvernement ont été contraints à l’exil en Arabie Saoudite. Les rebelles chiites ont alors pris le contrôle de la région Nord-Ouest du pays qui comprend la ville de Sanaa, la capitale. Cependant, le gouvernement Hadi est toujours reconnu par la communauté internationale et siège à la ville d’Aden. Le FSO Safer servait de stockage et de voie de transport pour un pipeline majeur à l’Est du pays. Toutefois, lors du renversement du gouvernement yéménite, les Houthis ont pris le contrôle de la région et donc du pétrolier qui s’y trouvait. Ils ont considérablement réduit l’accès au pétrolier à l’équipe de maintenance et le bateau s’est au fil du temps dégradé sans qu’aucune intervention ne puisse être effectuée. Les systèmes de sécurité pour maintenir le pétrole en sécurité dans le bateau sont à l’arrêt depuis 2015. De fait, la catastrophe écologique semble imminente si aucune action n’est entreprise pour gérer ce risque de marée noire.


I. Les répercussions multidimensionnelles d’une marée noire au Yémen


Une marée noire entraîne des conséquences environnementales mais elle touche aussi l’économie ou encore les conditions de vie des habitants des pays touchés.


1. Les conséquences écologiques


Les conséquences écologiques apparaissent comme les plus flagrantes. Pour alarmer sur le danger que pourrait devenir le pétrolier, Inger Andersen, Secrétaire générale adjointe et Directrice exécutive du programme des Nations Unies pour l’environnement, a indiqué que cette catastrophe pourrait être quatre fois supérieure à la marée noire Exxon Valdez. Cette dernière s’est déroulée au large de l’Alaska en 1989 et est considérée comme la marée noire la plus grave commise par les Etats-Unis. Le pétrole s’est déversé sur deux mille kilomètres, causant des millions de morts chez certaines espèces animales. Cet accident a généré de nombreux changements au niveau de la protection des littoraux et au niveau du contrôle et de la sûreté des pétroliers en général[v]. Cette catastrophe écologique dont les effets se font toujours ressentir a provoqué le déversement d’environ quarante-deux mille tonnes de pétrole. L’épandage du FSO Safer pourrait atteindre les cent cinquante mille tonnes. Les effets d’une marée noire sont problématiques pour l’environnement : ils durent sur le très long terme et leurs conséquences sont difficilement quantifiables. [Valentin 16] Il existe des effets directs mais la toxicité d’une marée noire peut aussi se faire ressentir après des années sur certaines espèces. Ainsi, les répercussions dépendent de nombreux facteurs qui influent sur la durée de la « période de rémission »[vi] de l’environnement qui a été touché. Par exemple, le lieu est un indicateur qui influe sur la gravité d’une marée noire puisque certaines zones du monde possèdent une richesse au niveau de leur biodiversité beaucoup plus importante que d’autres. Donc les marées noires sont toujours des désastres environnementaux, mais elles le sont d’autant plus quand sont concernées des zones marines censées être protégées du fait de l’abondance et de la rareté de leur biodiversité.

De plus, certaines espèces animales ou végétales vont plus rapidement se remettre d’une marée noire. D’autres n’arriveront à jamais à revenir à leur situation pré-catastrophe. Par exemple, le saumon ne s'est remis de la marée noire de l’Exxon Valdez qu’en 2002 tandis que le hareng n’est, en 2014, toujours pas considéré comme étant dans leur phase de rémission [vii]. La Mer Rouge est une zone marine particulière notamment du fait de la spécificité des espèces qui y vivent et de la richesse de sa biodiversité. Elle possède plusieurs caractéristiques, comme son taux très élevé de salinité, qui font que les espèces animales ou végétales qu’elles abritent lui sont pour la plupart exclusives[viii]. De nombreux récifs coralliens se trouvent dans cette zone marine. Ils ont une résistance très importante, unique au monde, à la hausse des températures. Le risque de marée noire provoqué par la détérioration du FSO Safer menace donc cet écosystème singulier. Certains aléas ne peuvent pas non plus être contrôlés et peuvent augmenter la zone de dispersion de la marée noire. Des vents ou des courants forts, la composition du pétrole, sont des facteurs d’aggravation qui ne peuvent pas être maîtrisés et qui rendent d’autant plus dangereux les écoulements pétroliers. Ainsi, ce n’est pas parce que la quantité de pétrole déversée n’est pas trop importante que la zone de dispersion est forcément réduite. Pour l’Exxon Valdez, la quantité de pétrole déversée n’était pas très importante par rapport à d’autres marées noires, pourtant près de huit cents kilomètres de côtes ont été impactés. Le chargement du FSO Safer est quatre fois plus important que celui de l’Exxon Valdez. Par conséquent, une marée noire pourrait se disperser bien au-delà des côtes yéménites. Par exemple, le Canal de Suez pourrait connaître les effets d’une marée noire à Al Hodeidah, notamment si elle a lieu en septembre car les courants seraient favorables à son expansion[ix].


2. Les conséquences économiques et humaines


Une marée noire provoquée par le FSO Safer pourrait dégrader l’économie yéménite, déjà extrêmement précaire. L’un des secteurs principalement touché serait la pêche[x]. Or, c’est l’un des derniers moyens pour une partie de la population de survivre et d’avoir quelques ressources financières. La pêche est une activité très bien développée, « jugée plus rentable que l’agriculture, soumise aux aléas climatiques »[xi] au Yémen. Elle est considérée comme la deuxième activité au niveau des exportations pour le pays. Elle permet de subvenir aux besoins de 1,7 millions de personnes[xii]. Or, ce secteur est déjà largement impacté par la guerre entre les Houthis et les forces de la coalition. En effet, plusieurs pêcheurs ont été victimes d’attaques par les deux camps. Par exemple, des mines marines ont été installées et menacent directement leur sécurité lorsqu’ils partent en mer. Si à cela s’ajoute une marée noire, les pêcheurs n’auront plus de moyens de subvenir à leurs besoins vitaux. En effet, de nombreuses espèces disparaîtront pendant plusieurs longues années, et si elles résistent elles seront pour certaines nocives en cas de consommation. La navigation pourrait aussi être impossible dans certaines zones.

De plus, si une marée noire se produit, alors le port d’Hodeidah serait contraint à la fermeture pendant plusieurs mois et la navigation sur la Mer Rouge deviendrait beaucoup plus complexe. Généralement, les zones touchées par une marée noire sont interdites à la navigation principalement pour empêcher que les bateaux soient endommagés par les substances déversées mais aussi pour éviter qu’ils n’aident à propager la marée encore plus loin[xiii]. Or, cette zone maritime est l’une des plus naviguées au monde notamment pour le commerce puisqu’elle établit une connexion entre l’Europe et l’Asie. Le tourisme peut aussi être impactée. De fait, l’économie mondiale serait impactée par la marée noire. Les exportations de pétrole pourraient être très profondément touchées par effet domino. Ce phénomène entraînerait donc une montée des prix du baril sur le plan international. Certains pays connaissent déjà des pénuries de pétrole comme par exemple les parties du Yémen contrôlées par les Houthis : les barils ne se trouvent que sur le marché noir à des prix exorbitants[xiv]. Ainsi, si le pétrole n’est plus accessible pour une majeure partie de la population alors des graves problèmes économiques en découleront puisqu’aucune agriculture ou pêche conséquente ne peut être réalisée sans ce carburant. De fait, des pays déjà dans des situations incertaines connaîtront une dégradation économique et humanitaire importante.

En plus de cela, le port d’Hodeidah est un lieu stratégique et vital pour la population yéménite. D’ailleurs un conflit armé opposait les Houthis à la coalition jusqu’en 2018 pour le contrôle de cette zone. Finalement, après l’accord de Stockholm en 2018, le port connait une surveillance de la part de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Il représente un accès à la majeure partie des aides humanitaires pour le Yémen[xv]. Sans lui, les Yéménites se trouveraient dans une situation encore plus précaire. C’est aussi par-là que transitent de nombreuses importations – même si elles ne sont actuellement pas suffisantes – permettent de répondre aux besoins vitaux d’une partie de la population. La fermeture du port serait donc une catastrophe humanitaire. La pollution des eaux entraînerait aussi des problèmes d’accès à l’eau potable alors qu’une partie de la population en est déjà privée. Enfin, en cas d’incendies du pétrolier, les fumées toxiques pourraient gravement nuire à la santé des habitants.


II. Une gestion indéniablement complexe de la menace pétrolière yéménite


Les marées noires font partie des catastrophes les moins comprises dans leurs origines et effets, elles sont donc peu prévisibles, ce qui complexifie la gestion de leurs risques[xvi]. Celle qui peut être provoquée par le Safer a pour avantage de pouvoir être encadrée car son origine n’est pas inconnue. Dans ces conditions, une gestion préventive du risque pourrait être mise en place. Néanmoins, des intérêts politiques viennent se superposer aux seuls intérêts environnementaux et compliquent la mise en place d’une prévention d’urgence.



1. Le pétrolier comme moyen de pression pour les Houthis



Le pétrolier dispose d’un poids diplomatique considérable pour les Houthis quant à l’accession à certaines de leurs revendications. La catastrophe entraînée par une explosion du pétrolier aurait des conséquences pour tous les pays alentours et pour le reste du monde sur certains domaines. Ainsi, le FSO Safer peut être considéré comme une véritable arme de persuasion. Il n’est pas inenvisageable que les Houthis l’utilisent pour inverser le rapport de force établit avec ceux qu’ils considèrent comme des adversaires. Dans le cas où les Houthis seraient acculés, la menace d’explosion du Safer pourrait mettre en place une pression pour persuader « en force » la partie adversaire[xvii] de répondre à leurs exigences. L’un des avantages de ce moyen de pression est que le risque de marée noire ne menace pas seulement les pays de la région. Dans une moindre mesure, les Houthis tentent de négocier pour obtenir que tout le pétrole contenu dans le Safer soit par la suite vendu et que l’argent soit utilisé pour payer une partie de leurs fonctionnaires. Le gouvernement yéménite s’oppose à une telle utilisation de la marchandise estimant qu’elle devrait être utilisée pour des aides humanitaires. Par conséquent, il semble que l’ONU doive s’imposer comme un médiateur[xviii] pour qu’une solution soit rapidement dégagée. Accepter la demande des Houthis, même si elle n’est pas sans risque, permettrait d’agir au plus vite et de vider le pétrolier de son contenu.


2. Un manque de confiance entre les parties


Début juillet, les Houthis ont accepté l’intervention d’une équipe d’experts sur le pétrolier après des demandes répétées de l’ONU. Le dialogue avec les Nations Unies est plutôt difficile car elles ont reconnu le gouvernement yéménite, opposant des insurgés houthis. [Fabien DE39] Il y a donc une certaine méfiance de la part des Houthis, nuisant à la conduite des négociations. Elle n’est pas perçue comme une partie neutre. De plus, ils estiment que les Nations Unies ne s’intéressent pas assez à la situation humanitaire au Yémen[xix]. Ils s’inquiéteraient dans ce cas-là parce que des intérêts économiques et stratégiques des pays membres pourraient être touchés en cas de catastrophe pétrolière. Paradoxalement, certains experts ont reproché à l’ONU de ne pas être assez impliquée face à cette situation d’urgence[xx]. D’autant plus que de nombreux Etats membres seraient impactés par la marée noire. Depuis plus d’un an ils tentent d’attirer le regard de la communauté internationale sur ce problème. Néanmoins, aucune mesure contraignante n’a été prise à l’encontre des Houthis par rapport à leur refus de coopérer.

Il a fallu attendre une fuite grave en mai pour que la problématique du Safer refasse surface dans les questions d’intérêts prioritaires. La brèche a été réparée de façon temporaire mais elle menace de s’ouvrir dans les mois à venir. Toutefois, une première aide pour le FSO Safer avait déjà été acceptée l’année dernière, à la suite d’une demande formulée par les Houthis à l’ONU. Or, un jour avant le départ de l’expédition, les Houthis avaient finalement annulé l’accès au pétrolier sans donner de réelles raisons[xxi]. Ainsi, il est possible qu’un même scénario puisse se répéter. En réalité, c’est ce qui semble arriver puisque presque deux mois après l’accord houthiste, aucun moyen n’a été mis en place pour que l’équipe puisse accéder au bateau en toute sécurité. Repousser une nouvelle fois une intervention onusienne serait condamner toute possibilité de prévenir la catastrophe. La question de la vente du pétrole reste aussi suspendue, le gouvernement yéménite ne semble pas vouloir changer de position. Ils redoutent que l’argent ne soit pas simplement utilisé pour payer les fonctionnaires houthistes mais qu’il serve également à l’achat de nouvelles armes. Encore une fois, la défiance entre les différents partis causée par leurs perceptions de l’autre sclérose la recherche d’un consensus permettant de répondre à l’urgence de la situation.

La menace que représente le FSO Safer doit être sérieusement prise en compte par la communauté internationale car les dégâts économiques, écologiques, et humains seraient très importants pour le Yémen et impacteraient aussi le reste du monde. La Mer Rouge, en plus d’être une zone de commerce international, est surtout un espace vital pour la population yéménite déjà soumise à des conditions extrêmes. Elle abrite aussi un écosystème à la diversité singulière qui nécessite d’être protégée. Cependant, malgré les risques immenses que causerait une marée noire, la crise s’enlise. L’ONU arrive difficilement à se placer comme médiateur entre les Houthis et le gouvernement yéménite car sa neutralité est contestée par les rebelles chiites. La politisation du risque de catastrophe environnementale pose un problème quant à la résolution urgente à cette problématique. La crise sanitaire actuelle a aussi contribué à éclipser la question du FSO Safer jusqu’à ce qu’une brèche s’ouvre en mai 2020. Cette non-intervention des parties concernées pour trouver une solution interroge sur la place des risques environnementaux dans les débats publics. En effet, les retombées d’une marée noire sont connues. Cependant, comme il existe une part d’incertitude quant au moment où le pétrolier se déversera, cela encourage à l’inaction des décideurs qui se placent dans une situation de déni face à la catastrophe. La récente catastrophe causée à l’île Maurice en juillet par le déversement d’un pétrolier a pourtant de nouveau illustré en quoi une prise de conscience rapide du risque est nécessaire dans le cas des marées noires.






[i]Antonio Guterres, Conférence des donateurs pour le Yémen, ONU, Genève, 3 avril 2018, disponible sur https://news.un.org/fr/focus/yemen, consulté le 26 juillet 2020. [ii]Nations Unies, « Yémen », ONU info [En ligne], 2018, disponible sur https://news.un.org/fr/focus/yemen, consulté le 26 juillet 2020. [iii]Noor Nugali, « Risk of environmental disaster as Safer tanker decays in Yemen », Arabnews [En ligne], 29 mars 2020, disponible sur https://www.arabnews.com/node/1649526/saudi-arabia, consulté le 27 juillet 2020. [iv]France 24, « Qui sont les Houthis, ces rebelles qui bouleversent la donne au Yémen ? », France24 [En ligne], 21 janvier 2015, disponible sur https://www.france24.com/fr/20150121-yemen-houthis-chiite-yemen-rabo-saleh-sanaa-ansarullah, consulté le 29 juillet 2020. [v]Alexis Gacon, “Trente ans après, la trace de l’Exxon Valdez perdure sur la planète », Rcinet [En ligne], 25 mars 2019, disponible sur https://www.rcinet.ca/regard-sur-arctique/2019/03/25/exxon-valdez-petrolier-desastre-alaska-1989/, consulté le 28 juillet 2020. [vi]Daniel Esler et autres, « Timelines and mechanisms of wildlife population recovery following the Exxon Valdez oil spill”, Deep-Sea Research Part II : Topical Studies in Oceanography [En ligne], Janvier 2018, Volume 147, p.36-42, disponible sur https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0967064516303502?via%3Dihub, consulté le 27 juillet 2020. [vii]Exxon Valdez Oil Spill Trustee Council, “Status of Injured Resources &Services”, Evostc [En ligne], 19 novembre 2014, disponible sur https://evostc.state.ak.us/status-of-restoration/, consulté le 28 juillet 2020. [viii]Moritz Sonnewald et Mohsen M. El-Sherbiny, “Editorial : Red Sea biodiversity”, Marine Biodiversity [En ligne], disponible sur https://link.springer.com/article/10.1007/s12526-017-0648-9#citeas, consulté le 27 juillet 2020. [ix]Julie Kern, « Ce pétrolier à la dérive menace la mer rouge d’un désastre écologique », Futura planète [En ligne], 26 juillet 2002, disponible sur https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/maree-noire-ce-petrolier-derive-menace-mer-rouge-desastre-ecologique-82023/, consulté le 29 juillet 2020. [x]Noor Nugali, Op.cit. [xi]Alexandre Lauret, « Djibouti et le Yémen : influences, interdépendance et échanges des pêcheurs d’une rive à l’autre », Arabian Humanities [En ligne], 23 octobre 2018, 10/ 2018, §3, disponible sur https://journals.openedition.org/cy/3798, consulté le 29 juillet 2020. [xii]Sana’a Center, « Developing Yemen’s Fishing Industry”, Sana’a center for strategic studies [En ligne], 31 mars 2020, disponible sur https://sanaacenter.org/publications/main-publications/9511#_ftn2, consulté le 29 juillet 2020. [xiii]Anonyme, « Oil spill effects », Impact law [En ligne], disponible sur https://www.impactlaw.com/international-catastrophic/oil-spills/effects, consulté le 1er août 2020. [xiv]Nabil Abdoullah al-Tamimi, « La crise de carburant aggrave la situation dans un Yémen déchiré par la guerre », Almashareq [En ligne], 24 juillet 2020, disponible sur https://almashareq.com/fr/articles/cnmi_am/features/2020/07/24/feature-01, consultée le 30 juillet 2020. [xv]Michael Horton, “Houthi Brinkmanship in Yemen may cause a region wide environmental disaster”, The National interest [En ligne], 1er août 2020, disponible sur https://nationalinterest.org/blog/middle-east-watch/houthi-brinkmanship-yemen-may-cause-region-wide-environmental-disaster-166038, consulté le 1er août 2020. [xvi]André Dauphiné et Damienne Provitolo, « Chapitre 10 – La compréhension sectorielle et disciplinaire des risques et des catastrophes », Risques et catastrophes [En ligne], 2013, p.240, disponible sur https://nationalinterest.org/blog/middle-east-watch/houthi-brinkmanship-yemen-may-cause-region-wide-environmental-disaster-166038, consulté le 30 juillet 2020. [xvii]Pierre Goguelin, « Le concept de négociation », Négociations [En ligne], 2005/1 (n° »), p.159, disponible sur https://www.cairn.info/revue-negociations-2005-1-page-149.htm, consulté le 30 juillet 2020. [xviii]Pierre Goguelin, Op.cit., p.166. [xix]Doug Weir, “Time to move beyond Yemen’s Safer oil tanker blame game”, Conflict and Environment observatory [En ligne], 1 juin 2020, disponible sur https://ceobs.org/time-to-move-beyond-yemens-safer-oil-tanker-blame-game/, consulté le 30 juillet 2020. [xx]Nations Unies, « Yémen : appels alarmés au Conseil de Sécurité pour l’inspection par l’ONU du tanker FSO Safer, au risque d’une « catastrophe écologique et humaine imminente », Un.org [En ligne], 15 juillet 2020, disponible sur https://www.un.org/press/fr/2020/sc14254.doc.htm, consulté le 30 juillet 2020. [xxi]Rick Gladstone, “As if Yemen needed more woes, a decrepit oil tanker threatens disaster”, The New York Times [En ligne], 17 juillet 2020, disponible sur https://www.nytimes.com/2020/07/17/world/middleeast/yemen-oil-tanker-pollution.html, consulté le 1er août 2020.


Crédit photo : https://www.moroccoworldnews.com/2019/06/276171/oil-tanker-yemeni-conflict-red-sea/

64 vues

Institut d’Études des Crises et de l’Intelligence Économique et Stratégique

Université Jean Moulin Lyon 3 - CLESID

15 Quai Claude Bernard, 69007 Lyon

crisesinstitut@gmail.com

©2020 par Institut d’Études des Crises et de l’Intelligence Économique et Stratégique.

Institut de recherche à but non lucratif

N°RNA W691090048 - n° de parution 20160011