La fonte des glaces en Arctique, au-delà d’un enjeu climatique : un enjeu stratégique sécuritaire.

Par Estelle Müller Dit Woulkoff

Relu par Antoine Crétien, chercheur associé à l'IEC-IES



L’océan Arctique est recouvert aux deux tiers de sa surface par de la glace. Ce dernier connait une activité humaine importante à la vue des nombreux passages maritimes des puissances riveraines, militaires ou commerciales. Bien qu’en été cet océan soit plus facilement mais dangereusement navigable, les ressources qu’il contient, déjà source de convoitise, pourraient être de plus en plus disputées à la mesure que les tensions internationales s’accroissent. Entre ressources halieutiques et hydrocarbures, l’Arctique reste un espace profondément stratégique ; c'est le cas des États-Unis dont on estime qu’environ 20% de leur pétrole proviendrait du versant Nord de l’Alaska[1]. D’autre part, la Russie, du côté de la Sibérie, deuxième pays producteur[2], participe quant à elle à la construction de sites d’exploitation et d’extraction de gaz.


Durant la Guerre froide, l’océan Arctique était d’un intérêt stratégique majeur, du fait des deux puissances qui l’avoisinaient et dominaient le monde : la Russie et les États-Unis. En effet, les données météorologiques et les innovations technologiques ont permis une connaissance approfondie du monde polaire, notamment par la création de l’Arktika, premier brise-glaces à propulsion nucléaire soviétique (devenu russe) en 1975. Ce dernier est singulièrement connu pour être le premier navire de surface à atteindre le Pôle Nord en 1977. Durant la Guerre froide, l’Arctique était également un lieu stratégique militaire puisque les sous-marins des deux grandes puissances s’y tapissaient, accentuant les tensions déjà palpables outre-maritime. L’Amiral Besnault relevait d’ailleurs la vision stratégique de l’Arctique durant la guerre froide : « c’est pourquoi l’affrontement arctique […] a le mérite de suggérer que le sort de la rivalité actuelle entre les deux grands blocs militaires pourrait être influencé, certainement, déterminé, peut-être, par la possession, la prise ou la destruction de points ou de régions inhabituelles à la pensée européenne traditionnelle [3]». Depuis la fin de la Guerre froide, les ressources halieutiques, pétrolières, et gazières dont recèle l’Arctique sont devenues un enjeu majeur de puissance pour les différents États circumpolaires. Malgré une diminution relative de l’intérêt stratégique de cet océan au début des années 2000, l’accélération de la fonte des glaces et le regain de tensions internationales notamment vis-à-vis de la Russie et de la Chine, ont conduit à une « redécouverte » géostratégique et géopolitique de cet espace. En effet, cet immense espace de 21 millions de kilomètres carrés connaît actuellement une réduction de sa surface gelée, due au réchauffement climatique. En 2012 par exemple, la banquise arctique est passée sous la barre des 4 millions de kilomètres carrés.


Dans cette région du monde, la prépondérance est cependant donnée à la Russie, qui détiendrait plus de « bases militaires que tous les autres pays arctiques combinés »[4]. Aidée financièrement et techniquement par la Chine dans sa volonté souveraine, la Russie investit largement dans des projets énergétiques ainsi que portuaires. Par ailleurs, le passage Nord-Est étant plus facilement navigable pendant les mois d’été que le passage Nord-Ouest, la Russie y gagne territorialement parlant puisqu’il longe les côtes russes. En outre, la connexion entre l’Asie et l’Europe, le Pacifique et l’Atlantique se fera inévitablement par le passage Nord-Est, offrant un avantage considérable à la Russie. En étant la première nation à s’intéresser de plus près à l’Arctique, la Russie s’est lancée dans des programmes d’innovations technologiques et militaires, lui permettant de prendre de l’avance sur les États-Unis. En effet, ces derniers ne s’intéressent véritablement à l’Arctique que depuis une dizaine d’années, à côté de leur allié atlantiste, le Canada, n’ayant pas encore les moyens militaires et stratégiques (navires à propulsion nucléaire, infrastructures, etc.) de faire valoir leur voix. De plus, la Russie est, au titre des ressources halieutiques, largement favorisée puisqu’elle dispose de nos jours, en Arctique, de 75% des réserves connues de pétrole et de 90% des réserves connues de gaz. Cependant, cette avancée stratégique de la Russie est à relativiser puisque les besoins financiers et techniques sont également apportés par la Chine, sans laquelle Moscou ne pourrait prédominer le secteur.


En ce sens, bien que l’environnement, les recherches scientifiques, la faune, la flore soient protégés par de nombreuses instances, celles de coopération n’apparaissent pas pleinement convaincantes dans leur rôle de régulation. Entre la Russie, les États-Unis, la Norvège, le Danemark, le Canada, chaque pays circumpolaire veut pérenniser ses avantages stratégiques en Arctique. En effet, dans le cadre de l’article 87 de la Convention de Montego Bay de 1982, l’océan Arctique est un espace libre. Cette liberté énonce que « la haute-mer est ouverte à tous les États, qu’ils soient côtiers ou sans littoral »[5]. Cette convention n’a néanmoins jamais été signée par les États-Unis. Ces derniers ont tout de même signé en 2008 la déclaration d’Ilulissat, dont l’objectif était de débattre et de négocier du régime juridique de l’océan Arctique. Les cinq pays riverains se sont donc entendus pour déclarer qu’ils coopéraient « étroitement en Arctique entre eux et avec d’autres nations ayant manifesté un intérêt pour la région »[6] dans le but de collecter des données scientifiques sur le plateau continental et sur la protection de l’environnement. Depuis 1996, le Conseil de l’Arctique s’était en effet penché sur six thématiques prenant en compte la réduction des émissions et autres rejets polluants, la surveillance et l’évaluation de l’Arctique au travers de l’environnement, des écosystèmes et des populations humaines y vivant. D’autres thématiques sont en jeu telles que la conservation de la faune et de la flore en Arctique, la protection de son milieu marin. C’est ainsi qu’a été mis en place un groupe de travail sur la prévention, la préparation et l’intervention d’urgence concernant l’environnement[7] donnant lieu au traité d’assistance dans la zone arctique. Néanmoins, la Déclaration d’Ottawa portant établissement du Conseil de l’Arctique exclut la sécurité militaire, du fait des différends durant la Guerre Froide entre la Russie et les États-Unis, domaine pourtant nécessaire dans un contexte de revendication et d’augmentation des tensions en Arctique.


Cependant, du fait de la fonte des glaces, les enjeux sont multiples et globaux. Face aux évolutions rapides[8], les voies maritimes de l’Arctique sont plus que jamais menacées par la volonté des puissances avoisinantes d’étendre leur pouvoir, animées par des réalités géopolitiques telles que l’ouverture des passages Nord-Est et Nord-Ouest entre l’Asie et l’Europe[9], mais également pas le contrôle des ressources halieutiques, amenant à une problématique d’influence territoriale.


I. L’état des lieux face aux multiples ressources : entre enjeux de coopération et accroissement des tensions dans les secteurs stratégiques et militaires



En gestion de crise, l’accent de la fonction stratégique est mis sur la nécessaire connaissance et l’anticipation des crises. La prospection du sous-sol des glaces de l’Arctique, dans un but d’augmentation des ressources en hydrocarbures a donné lieu à de nombreuses exploitations, bien que les ressources soient « difficiles à évaluer »[10]. La zone en question est en effet une proie du fait de ses ressources pétrolières et de gaz offshore, convoitées notamment par Washington, Moscou, et Pékin. L’Institut américain de géologie (USGS) publiait en 2008 un document précisant que le Grand Nord serait doté, dans son sous-sol arctique, de 30% des réserves mondiales de gaz et de 13% de celles de pétrole[11]. L’essentiel des activités de prospection et d’exploitation a effectivement lieu dans les Zones Économiques Exclusives (ZEE) des États, ce qui ne permet pas forcément un contrôle significatif sur les dégâts environnementaux par la communauté internationale. À noter l’exemple du 29 mai 2020, en Sibérie, au nord de la région de Krasnoïarsk, lorsque les piliers du réservoir de gazoles d’une centrale thermique, sur le pergélisol[12], ont commencé à s’effondrer, provoquant la fuite de 21 000 tonnes de gazole aux alentours. Cette fuite n’est pas la première et certainement pas la dernière, aggravée par les constructions fragilisées par la fonte des glaces. Ce type d’accident a en effet permis indépendamment de la volonté des groupes pétroliers de rappeler à la vigilance concernant l’environnement, que ce soit pour les routes de navigation ou pour l’exploitation des hydrocarbures dans cette région. En effet la responsabilité sociale -ou sociétale- des entreprises (RSE) est largement mise à contribution avec notamment la mesure de leur impact sur l’environnement et l’utilisation de technologies propres. Effectivement, le volet écologique de cette responsabilité englobe une meilleure gestion des ressources, la contribution au développement durable ou de « soutenir le développement de labels permettant de donner une reconnaissance aux bonnes pratiques sociales et environnementales des entreprises »[13], etc.


Le risque des conflits régionaux stratégiques et militaires est conséquent car l’Arctique reste vraisemblablement une zone convoitée et assujettie aux sous-marins. Depuis 2006 la thématique de sécurité et de défense du Canada a pris un nouveau tournant en décidant de mettre en place un port militaire à Nanisivik[14], à côté de l’Arctique Baie, à 3 102 kilomètres de la capitale canadienne Ottawa. Il n’est cependant pas le seul à avoir enclenché cette dynamique. La Russie a déclaré en 2018 que d’ici 2035, elle renforcera sa présence en construisant de nouvelles bases militaires, comme le démontre bien la nouvelle base « Le Trèfle d’Or » dans l’archipel arctique de la Nouvelle-Sibérie[15] ; sachant que 10% des investissements du pays sont déjà concentrés sur l’Arctique[16]. La France a d’ailleurs rappelé le principe de libre navigation en haute-mer, puisqu’en 2018, un navire de Marine nationale française, un bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain (BASM) a réussi à franchir le passage du Nord-Est, par l’Arctique russe[17]. Cela sans compter tous les autres pays, riverains ou non, qui en développant leurs arsenaux militaires, prennent de plus en plus en compte les nouvelles « routes polaires de la soie ». Mike Pompéo, secrétaire d’État américain, dans un discours du 6 mai 2019, énonce que l’Arctique est « un espace de pouvoir mondial et de concurrence » et s’en prend également à Moscou et Pékin en dénonçant : « Voulons-nous que l’océan Arctique se transforme en une nouvelle mer de Chine méridionale, faite de militarisation et de revendications territoriales concurrentes ? Puis : « Sur la route maritime du Nord, Moscou, exige déjà illégalement d’autres pays qu’ils lui demandent l’autorisation de passer, fait monter ses pilotes maritimes à bord de navires étrangers et menace d’utiliser la force militaire pour couler les récalcitrants »[18]. La périphérie arctique tend donc à devenir le centre d’une nouvelle Méditerranée où se retrouvent anciennes et nouvelles rivalités.


Néanmoins, la zone reste encore soumise à des variables et dimensions trop aléatoires, puisque bien que la glace de l’océan Arctique continue de se réduire, elle est davantage présente et arbore des contraintes pour les ambitions étatiques. Premièrement, si les voies maritimes sont plus praticables qu’auparavant, il n’en reste pas moins que celles-ci sont difficiles à délimiter et à naviguer. La nécessité d’un brise-glace est équivoque, et les temps de traversées restent longs. Deuxièmement, bien qu’il ait été énoncé que le sous-sol arctique soit doté de 30% des réserves mondiales de gaz et de 13% de celles de pétrole, les fonds marins sont encore largement gelés et ne permettent pas une extraction de leurs ressources aussi facilement qu’il n’y paraît. De plus l’environnement est une problématique majeure et très actuelle, la responsabilité des entreprises et des États étant maniée en cas de catastrophe écologique. Les enjeux stratégiques sont certes présents, mais encore difficilement tangibles du fait de leur faible intensité. Cet espace, depuis 2018, tend à retrouver cet engouement stratégique de pré 1990, nonobstant de nouvelles tensions dans la région, induisant une nécessaire coopération sinon des confrontations inévitables.


II. Prévenir les risques, contrôler les signaux et entrer en crise de manière maîtrisée, mais de quelle manière?



Face à cette hausse des tensions, ou tout du moins des volontés stratégiques et militaires de s’étendre en Arctique, la prévention des risques est plus que jamais nécessaire. En effet, l’amélioration des systèmes internationaux de sécurité, par le biais d’outils de surveillance, de veille, etc., pourrait limiter les conséquences des crises. Les instances de coopérations et leurs mécanismes de multilatéralisme sont aujourd’hui nécessaires. Tel est le cas, indirectement a minima, du Conseil de l’Arctique qui cherche, par le biais de ses canaux et structures de dialogues, à faciliter une entraide, une écoute et des accords entre les pays. C’est également par le biais d’organisations telles que le Conseil euro-arctique de Barents (BEAC) que la prévention des risques stratégiques et surtout militaires peut mener la diplomatie à jouer un rôle crucial. Comme le précise Jean-Louis Dufour dans ses travaux, si la crise internationale a lieu, elle peut être progressive. Le déroulement des avancées stratégiques (ressources, bases militaires, etc.) de chaque acteur étatique en la matière permettrait de débloquer une situation qui est figée par un équilibre précaire des forces[19], ici une souveraineté territoriale ambivalente laissant l’Arctique aux ambitions riveraines. De ce fait, tous les intérêts entrent en jeu, si bien que même la volonté d’un pays comme la Chine, voulant davantage d’ouverture économique sur ce pan du monde pourrait entraîner des situations d’escalades des tensions sécuritaires, notamment avec les États-Unis. En 2018, sur le territoire norvégien, plus de 45 000 soldats ont été déployés pour des manœuvres militaires avec l’OTAN. Cet exercice dénommé le Trident Juncture, a eu pour but de rendre réel un scénario d’intervention militaire pour la défense collective telle qu’elle est rapportée à l’article 5 du traité sur l’Atlantique Nord. Il doit permettre de contribuer « à la posture défensive de l’Alliance »[20], dans le Grand Nord. Moscou en avait également pris la voie, mettant en œuvre des exercices faisant l’objet de tirs missiles de croisière depuis un bombardier stratégique en 2018, au-dessus de la zone nord de l’océan Arctique, durant l’opération Vostok. Par ailleurs, la Russie, après avoir énoncé son souhait d’ouvrir de nouvelles bases militaires[21], a également procédé à la réouverture de sites à l’abandon depuis la fin de la Guerre froide. En outre, Moscou a également « renforcé sa couverture radar transarctique et développé des systèmes de brouillage radioélectronique des aéronefs et des navires étrangers »[22]. Assurément, le résultat de ces réalisations n’a pas permis de stabiliser les signaux d’une potentielle crise, puisque les États-Unis ont également commencé la rénovation d’anciennes bases militaires présentes sur le Grand Nord. La création de brise-glaces à propulsion nucléaire, dont la Russie dispose, est également l’ambition de la Chine[23], ce qui à terme pourrait affecter les relations de ces puissances voisines.


La protection des États riverains à l’Arctique se traduit vraisemblablement par la notification des passages de navires dans leurs zones de navigation. Tel est le cas de la Russie, dont la souveraineté maritime est établie quasiment dans tout le passage Nord-Est, qui en 2019 impose une « obligation d’envoyer une notification 45 jours à l’avance et de communiquer aux autorités russes des informations sur les navires et leur cargaison »[24] . Ces nouvelles règles, perçues comme un affront part les États riverains, pourraient amener ces derniers à utiliser des outils de contre-influence, adaptation de sa communication, déstabilisation, pour dissuader d’autre pays de reproduire ce schéma. Mais face à l’incertitude, les États doivent se doter de moyens spéciaux pour pouvoir appréhender au mieux la crise sécuritaire. Il faut pouvoir répondre aux crises, avoir la réactivité et l’adaptabilité face à l’imprévisibilité, les aléas, les surprises, voire face aux ruptures stratégiques. Entre le risque et la sécurité, les outils à mettre en place divergent, expliquant d’une certaine façon les réactions face à la montée des tensions en Arctique. En effet, le risque suggère la prévention quand la sécurité invoque une action de défense [25]. Sachant que des incidents ont déjà eu lieu entre les puissances riveraines entraînant une escalade, la veille stratégique doit être méthodique et continue pour rendre compte de signaux alarmants. Il est nécessaire de maîtriser son environnement structurel et humain, soit être capable de maîtriser les systèmes mis en place pour prévenir la crise et donner aux individus la capacité de transformer rapidement leurs compétences pour un pilotage de crise. Par ailleurs, il est également essentiel de savoir repérer et anticiper les éventuelles difficultés qu’apporterait la crise, cela pouvant éviter un dysfonctionnement des organismes de coopération et de dialogue. Par le biais d’une régionalisation et d’une tendance à l’internationalisation du problème, il semblerait que le Conseil de l’Arctique, l’OTAN, les gouvernements respectifs, etc., tendent à analyser les risques dus à cette montée des tensions dans le Grand Nord, afin d’établir des diagnostics et des procédures expérimentales. Tel est le cas des exercices russes stratégiques programmés, permettant « de vérifier dans quelle mesure le pays est préparé à faire face à un conflit de haute intensité et de grande envergure l’opposant à un adversaire équivalent à la pointe de la technologie »[26]. En outre, il s’agit de vérifier régulièrement les réseaux d’alerte, et donc d’établir une veille stratégique au sein de toutes les organisations internationales et des États riverains. Finalement, la gestion de crise se fera en effectuant une analyse stratégique d’ampleur, en faisant converger les informations, générant de la prévisibilité et de la certitude, en développant une connaissance autour de la potentielle crise à venir limitant les effets de surprise, et permettant une possible entrée en crise maîtrisée.



La coopération pacifique est donc plus que tout nécessaire, en promouvant la transparence des échanges. Cependant, au vu du contexte géopolitique mondial actuel et des différends entre les pays circumpolaires et ceux qui y trouvent intérêts, il faudra prêter attention aux signaux, prévenir le risque, et en analyser les données. Par ailleurs, la difficulté des États-Unis à admettre l’existence d’une crise environnementale et climatique dans le monde, touchant trois fois plus vite l’Arctique, engendrera inévitablement une hausse des tensions, accentuant, une fois de plus, une potentielle crise sécuritaire.





[1] L’Alaska, Le Grand Nord, Autour du cercle polaire arctique

[2] MARCHAND-VARGUET Yvette, La conquête des hydrocarbures en Sibérie occidentale, le modèle centre-périphérie revisité, dans L’espace Géographique, 2005/2, pages 145 à 159

[3] VILAR Julien reprend les mots de l’Amiral Besnault dans un article La conquête de l’Arctique, dans le Décodé – UT Capitole.

[4] Un échiquier géopolitique : la suprématie militaire russe, dans les Échos,

[5] United Nations Convention on the Law of the Sea (with annexes, final act and procès-verbaux of rectification of the final act dated 3 March 1986 and 26 July 1993). Concluded at Montego Bayon 10 December 1982

[6] http://www.arcticgovernance.org/the-ilulissat-declaration.4872424.html [7] Le Conseil de l’Arctique : fiche d’information [8] SYMONIDES Michal, L’arctique comme enjeu de coopération internationale, Science politique. Université Grenoble Alpes, 2018. Français. [9] LASSERRE Fréderic, Géopolitique arctiques : pétrole et routes maritimes au cœur des rivalités régionales ? dans Critique Internationale, 2010/4, n°49 [10] BRETEAU Pierre, Et si les réserves pétrolières de l’Arctique étaient moins importantes que l’on ne le pensait ? dans Les décodeurs, Le Monde, mis à jour le 4 juillet 2019. [11] DENIS Anne, L’arctique, champs de bataille entre Chine, Russie et États-Unis, 16 juin 2019, Slate.fr [12] Courrier international, Pollution : rave accident écologique dans l’Arctique russe, publié le 4 juin 2020 [13] Ministère de la transition écologique, La responsabilité sociétale des entreprises, mis en ligne le 7 février 2019. [14] Ibid. 10. [15] AFP, Dans l’Arctique russe, une base militaire symbole des ambitions de Moscou, dans Géo, publié le 5 avril 2019. [16] PONCET Guerric, L’Arctique bientôt au cœur des tensions militaires, publié le 05/09/2019 à 18 :02, Le Point.fr [17] Ibid. 6. [18] GAUQUELIN Igor, Pompéo transforme l’Arctique en nouveau front diplomatique avec Moscou et Pékin, RFI, publié le 6 mai 2019, reprenant les mots de Mike Pompéo lors d’un discours en Laponie, avant une réunion du Conseil de l’Arctique. [19] DUFOUR Jean-Louis, Un siècle de crises internationales. De Pékin (1900) au Caucase (2008), André Versaille éditeur (Bruxelles), 2009 [20] Ministère des armées, OTAN : coup d’envoi de l’exercice Trident Juncture, 2018. [21] Dans l’Arctique russe, une base militaire symbole des ambitions de Moscou, AFP, Publié le 06/04/2019 [22] LANTEIGNE Marc, Le nouveau visage de la sécurité dans l’Arctique, NATO REVIEW, 29 juin 2019 [23] BRITZ Caroline, La Chine veut construire des brise-glaces nucléaires et conventionnels, dans Mer et Marine, 20/12/2019 [24] Ibid. 16. [25] PIC Pauline, La recomposition des enjeux stratégiques en Arctique, dans les Champs de Mars, 2018/1, page 160. [26] JOHNSON Dave, Vostok 2018 : dix années d’exercices stratégiques et de préparation au combat en Russie, NATOW REVIEW, 20/12/2018.

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