Interview de Benoît Grémare

Mis à jour : mai 19

Responsable qualité des formations à l’École Hôtelière de Paris / Doctorant en 6e année de droit public – Université de Lorraine | Laboratoire IRÉNÉE


Mail : gremare@hotmail.fr

Linkedin : https://www.linkedin.com/in/beno%C3%AEt-gr%C3%A9mare-45187819/

Intervenant au séminaire « Histoire de la dissuasion nucléaire » – CIENS Ulm 2019-2020

Pourriez-vous nous présenter votre parcours professionnel ?


A la suite d’un double master en histoire et droit, je me suis engagé dans la Marine Nationale de 2010 à 2017. Au cours de mon affectation en tant qu’officier communication à l’ESNA (Escadrille des Sous-marins Nucléaires d’Attaque), j’ai souhaité compléter mon cursus universitaire par un doctorat en droit public sur la spécialité nucléaire. Devenu responsable qualité des formations à l’École Hôtelière de Paris depuis 2017, je boucle actuellement ma thèse sur la valeur constitutionnelle de l’arme nucléaire française.


En parallèle de vos activités professionnelles, vous avez entrepris des travaux de recherche. Pourriez-vous nous expliquer vos motivations ?


Durant mon passage chez les sous-mariniers, j’ai constaté que certaines questions juridiques relatives à la dissuasion nucléaire restaient sans réponse, que ce soit auprès des équipages qu’envers les candidats à l’École de Guerre. Conscient d’une opportunité de contribuer à la recherche sur ce point du droit nucléaire, j’ai envoyé ma proposition de sujet aux écoles doctorales de France pour obtenir un accord d’inscription deux ans plus tard à la faculté de droit de l’Université de Lorraine.


Pourriez-vous nous expliquer le sujet de votre thèse ?


Partant du postulat que la Constitution de la Ve République, érigée en même temps que la force de frappe, ait pu être influencée par la dimension nucléaire, et constatant un consensus politique coutumier sur la question de l’armement nucléaire en France, j’entends démontrer la valeur constitutionnelle de l’arme nucléaire française au travers des conditions de sa naissance, de son effectivité dans l’organisation générale de l’Etat et de sa complémentarité à servir les objectifs de la Constitution, afin de qualifier l’arme nucléaire comme une norme constitutionnelle.


Quelles sont actuellement vos axes de réflexion ?


Je développe le lien entre la doctrine de dissuasion nucléaire et l’identité constitutionnelle de la France, établissant un lien dogmatique et jurisprudentiel entre la notion des intérêts vitaux et les principes constitutionnels de la Ve République.


Pourquoi avoir rejoint l’IEC et quelle relation souhaitez-vous établir avec ses membres ?


C’est au cours d’une Journée d’Étude portant sur les crises nucléaires civiles et militaires en 2020 que j’ai fait la rencontre de l’équipe directionnelle et étudiante de l’IEC dont les axes de recherche m’ont permis de partager mes recherches. L’IEC m’apparait comme un cadre structurant au travers de relations constructives et enrichissantes, lors d’exposés et d’ateliers indispensables à toute prospective juridique.

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N°RNA W691090048 - n° de parution 20160011