Crise verbale entre Ankara et Paris à l’avant-scène d’une confrontation géopolitique en arrière-plan

Mis à jour : nov. 15

Par Marie BOUBY & Margaux MATHIEU

Relu par M. David CUMIN, MCF (HDR), auteur du livre Géopolitique de l'Eurasie. Avant et depuis 1991 (Paris, L'Harmattan, 2020).



Loin est le temps où les relations franco-turques étaient apaisées. Pourtant, les relations diplomatiques bilatérales entre États sont centrales dans les relations internationales. En s’appuyant sur les ministères des Affaires étrangères, les ambassades ou les consulats, elles permettent à un État, via le commerce et les investissements entre autres, de poursuivre ses intérêts et de favoriser leur prise en compte dans les négociations internationales. En effet, comme le précise Alice Pannier, « les intérêts communs se construisent d’abord au niveau bilatéral »[1]. Mais dans la conduite de ces relations, c’est davantage la qualité des relations interpersonnelles entre chefs d’État qui importe : elles conditionnent les rapports et avancées possibles en termes de coopération ou de règlement des différends[2]. La liste des désaccords entre la Turquie et la France n’a pas cessé de s’allonger ces dernières années : la présence de la Turquie en Libye, en mer Égée ou au Sud Caucase, l’OTAN et sa supposée «  mort cérébrale  »[3] ou encore l’entrée dans l’Union Européenne de la Turquie… Ainsi, les relations diplomatiques entre la France et la Turquie se sont progressivement dégradées, au point de déclencher une crise du système de relations franco-turc sans précédent entre les deux pays. Le politologue Oran Young définit la crise comme « une succession rapide d’événements qui accroît significativement l’impact des forces de déstabilisation du système international global (…) et qui augmente la probabilité de la violence au sein de celui-ci »[4]. En réalité, cela traduit un conflit de personnalités entre Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan, deux hommes aux visions politiques contradictoires et aux intérêts divergents. En exprimant publiquement son mécontentement quant aux positions d’Emmanuel Macron sur la question de l’Islam, qu’il accuse d’en stigmatiser les croyants, Erdogan entache l’image de la France sur la scène internationale dans un climat déjà tendu à l’égard de la religion et de la sécurité. Si le Président turc tente de devenir le nouveau leader du monde musulman, Emmanuel Macron s’érige lui, comme le défenseur des libertés. Ces deux positions politiques aux antipodes l’une de l’autre façonnent des stratégies diplomatiques bien différentes de chaque côté de la Méditerranée. Cependant, outre la confrontation de deux idéologies, cette crise verbale, où l’art de la rhétorique et la communication globale s’illustrent comme réels enjeux de pouvoir, permet surtout de mettre en exergue une opposition géopolitique profonde entre les deux chefs d’État.



I. La « grande » Turquie d’Erdogan : l’idéologie religieuse à l’appui d’un projet politique


L’actualité récente en France, obligeant le président français à s’exprimer sur la lutte contre l’Islam politique et radical, le droit à la liberté d’expression ou encore le droit au blasphème, n’est pas passée inaperçue aux yeux du président turc qui y a vu une énième opportunité de réaffirmer ses ambitions politiques.

En rupture totale avec le régime kémaliste laïc et pro-occidental, Erdogan souhaite, sous la forme d’un projet néo-ottoman, reconstituer la grandeur de la Turquie durant l’époque ottomane. Afin de renforcer son influence dans le monde arabo-musulman, il veut se positionner comme le « défenseur » et nouveau leader de l’islam sunnite face à l’Occident. En juillet dernier déjà, le président turc avait reconverti la basilique Sainte-Sophie d’Istanbul en mosquée, traduisant son « rêve » de ramener la Turquie « à ses racines islamiques »[5]. Plutôt paradoxal quand la Turquie demeure un État officiellement laïc. Le politologue Ilhan Uzgel relève d’ailleurs que le duel qui l’oppose aujourd’hui à son homologue français sert d’autant plus ses intérêts en tâchant de rassembler l’opinion publique musulmane autour d’une même cause[6]. En effet, le projet de loi sur les séparatismes religieux visant à lutter contre l’Islam politique et radical[7] d’une part, et les propos tenus par le président français lors de l’hommage rendu à Samuel Paty d’autre part, ont suscité de vives réactions. Cette loi viendrait à l’encontre des intérêts et ambitions politico-religieuses turcs, notamment en contrôlant le financement des mosquées ou en interdisant la formation des imams à l’étranger. Mais c’est surtout le refus de « renoncer aux caricatures » au nom de la liberté d’expression qui fait polémique : les caricatures du prophète Mahomet sont interdites dans la religion musulmane, considérées comme blasphématoires. Il n’est alors pas surprenant qu’elles aient été fortement dénoncées dans plusieurs pays musulmans, dont la Turquie[8]. La réponse virulente du président turc, en rupture avec le langage diplomatique de mise, ne s’est pas fait attendre : critiquant fermement les propos d’Emmanuel Macron, dont il condamne la politique de « structuration » de l’Islam, Erdogan a eu recours à de nombreuses invectives, l’invitant à faire examiner « sa santé mentale » avant d’appeler au boycott des produits français[9]. Pour renforcer son influence, Erdogan peut s’appuyer sur la confrérie des Frères musulmans qui a relayé l’appel au boycott via les réseaux sociaux, avec pour conséquence une amplification de la crise et une multiplication des boycotts comme au Qatar ou au Koweït. Mais en plus d’exprimer sa position divergente envers la France, le président turc voit dans cette crise diplomatique une opportunité de propager son idéologie : un « anti-occidentalisme tous azimuts »[10], en raison de l’assimilation, selon lui, du monde musulman au monde occidental. Ainsi, face à un relâchement de l’OTAN et à l’absence de réponse et de prise de position européenne commune, le président turc s’inscrit ici dans un rapport de force dont il a l’avantage et qui lui offre une marge de manœuvre illimitée. Par son attitude offensive, mêlant intimidation et chantage, Erdogan défie la France, qu’il ne considère pas comme particulièrement redoutable. On retrouve ici tout l’enjeu de la joute verbale, à savoir, la déstabilisation de son adversaire. Pascal Boniface fait remarquer qu’Erdogan a été moins critique vis-à-vis de la Chine et la persécution menée contre les Ouïghours musulmans[11], cela notamment en raison de la dépendance de la Turquie envers les investissements chinois.

Cependant, la stratégie d’Erdogan consistant à instrumentaliser la lutte contre l’islamophobie pour faire consensus reflète surtout l’impasse dans laquelle il se trouve alors que son pays connaît une crise interne profonde. Sa popularité diminue auprès de son électorat[12], à laquelle s’ajoute une crise économique importante, un taux de chômage en hausse et une mauvaise gestion de la pandémie de Covid-19.

Affaibli sur le plan interne, Erdogan tente donc de s’imposer internationalement via une politique étrangère agressive. La traduction dans les faits est claire : menaces, propos outranciers et augmentation des tensions à l’égard de nombreux pays étrangers. À ce titre, Hamit Bozarslan, chercheur spécialiste de la Turquie, y voit une caractéristique propre au régime turc qui «  ne survit qu’à travers les crises qu’il rencontre  »[13]. De plus, la volonté de leadership du président turc doit faire face à une «  ligne de fracture au sein du monde musulman  »[14] où l’axe qu’il forme avec le Qatar s’oppose à celui formé par l’Arabie Saoudite, contrôlant une grande partie de l’Islam mondial sunnite, et les Émirats arabes unis, deux monarchies qui mènent une lutte accrue contre les Frères musulmans et l’influence turque. Il importe également de relativiser la réelle prise d’effet de l’appel au boycott en Turquie qui devrait concerner, tout au plus, les produits agroalimentaires. En effet, la généralisation du boycott à tous les items exportés par la France paraît peu probable : la Turquie importe depuis dix ans des armes françaises dont son armée ne pourrait durablement se passer. En 2019, elle a notamment commandé pour 594,5 millions d’armements français[15].


II. Face à la stratégie de tension d’Erdogan, la réponse diplomatique française


En opposition sur de grands dossiers diplomatiques, l’on comprend bien que si rien n’avait pu présager il y a quelques mois une crise diplomatique d’une telle ampleur, l’escalade des tensions entre les deux pays n’est pour autant pas une surprise. En effet, la France a communément l’habitude de refuser « tout changement manu militari des frontières ou du statu quo international »[16]. Ainsi, face aux volontés expansionnistes turques et au déploiement de la force armée par Erdogan dans de nombreux conflits, la France ne pouvait rester inactive. Dès le début de la crise diplomatique entre Paris et Ankara, Emmanuel Macron a été très clair sur ses positions. Fervent adepte d’une défense européenne afin d’unir et solidariser les Européens, c’est la défense des libertés qu’il met ici en avant. Il dénonce l’interprétation fallacieuse du Président Erdogan de ses propos sur l’islam et revendique la liberté d’expression. Il affirme cela dès le 25 octobre 2020 sur les réseaux sociaux : « Nous continuerons. Nous respectons toutes les différences dans un esprit de paix. Nous n’acceptons jamais les discours de haine et défendons le débat raisonnable » ; « La liberté, nous la chérissons ; l’égalité, nous la garantissons ; la fraternité, nous la vivons avec intensité. Rien ne nous fera reculer, jamais ». Dans ces tweets, Emmanuel Macron rappelle les valeurs de la République que sont l’égalité, la fraternité et la liberté. Il se positionne, lui aussi, comme un « champion », celui de la démocratie et de ses valeurs universelles, modèle qu’il faut protéger face à l’autoritarisme turc[17]. Bien qu’il reconnaisse, lors de son interview sur la chaîne qatarienne Al Jazeera le 31 octobre 2020, le caractère choquant des caricatures du prophète Mahomet publiées par Charlie Hebdo pour les musulmans du monde, il défend et reste « favorable à ce qu’on puisse écrire, penser, dessiner librement » en France, estimant que « c’est important, que c’est un droit, ce sont nos libertés ».

Au-delà des prises de parole du Président Macron, la réponse diplomatique du gouvernement et de son administration a été d’une grande fermeté. Au sein du dispositif diplomatique français, tous les moyens ont été mis en place pour « limiter les dégâts » sur l’image de la France auprès des pays musulmans et sur sa politique intérieure. En effet, l’enjeu est de taille puisque l’Islam est la deuxième religion en France[18], ce qui explique la nécessité pour le gouvernement de parler directement aux Français et notamment aux 4,1 millions de français de confession musulmane[19].

Face aux invectives et à la stratégie de tension du Président Erdogan, la France relaie, à travers le Président, mais aussi son ministre des affaires étrangères et ses ambassadeurs, son mécontentement et condamne les propos haineux et mensongers du président turc à l’encontre d’Emmanuel Macron. Suite au communiqué du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian[20], dénonçant « l’absence de toute marque officielle de condamnation ou de solidarité des autorités turques après l’attentat terroriste de Conflans- Sainte-Honorine », la « propagande haineuse et calomnieuse contre la France » et les « insultes directes contre le Président de la République », l’ambassadeur de France en Turquie a en conséquence été rappelé le dimanche 25 octobre 2020. Pour Bertrand Badie[21], spécialiste des relations internationales, le rappel d’ambassadeur reste un rituel classique du protocole diplomatique bien qu’il soit rare et très symbolique. En revanche, ce qu’il est, selon lui, intéressant de noter, c’est le délaissement d’une diplomatie française « de cabinet » pour privilégier une diplomatie publique   où tout se joue à travers les discours, les prises de position et l’image que l’on donne de soi. Selon Pierre Pahlavi[22], « la diplomatie publique est une composante des affaires étrangères (…) elle sert à propager un message, des idées et de l’information, avec l’intention de convaincre une audience ciblée, de la rallier à une vision particulière du monde ». On peut donc dire que la diplomatie publique a pour but d’influencer l’opinion publique d’un État étranger pour son propre intérêt. Ainsi, dans cette approche et selon les fonctions de la diplomatie publique de Christian Lequesne[23], la France procède à « une diffusion ouverte d’informations sur ses positions officielles » et « entretient régulièrement les médias de ses positions, notamment les correspondants de presse étrangère ». De plus, afin de désamorcer la polémique et répondre aux accusations, l’exécutif mobilise ses ambassadeurs comme l’explique Agnès von der Mühll, porte-parole du MEAE[24]. Tout un travail d’explication est alors effectué par les ambassadeurs français face aux interprétations des paroles du Président. La gestion de la crise avec Ankara s’inscrit dans une vision globale de remontée en puissance de la France. Devant la multiplication des défis et la dégradation de la stabilité dans l’environnement international, Emmanuel Macron promeut ainsi une diplomatie forte et engagée en faveur du multilatéralisme[25].


Conclusion



Révélatrice d’une opposition géopolitique et idéologique fondamentale, cette crise verbale confronte deux chefs d’État aux cultures différentes. En s’en prenant à Emmanuel Macron, c’est tout un symbole qu’attaque Erdogan : motivé par des appétences néo-ottomanes et nationalistes, il défie à la fois un État qui promeut les valeurs démocratiques et laïques et une puissance, membre du conseil de sécurité des Nations Unies, qui détient la force de dissuasion nucléaire.

Même si les critiques d’Ankara ne semblent pas mouvoir les musulmans français, une réponse rationnelle de la France est toute de même souhaitable pour « redorer  » son image sur la scène internationale et au Moyen-Orient afin d’apaiser les tensions avec les pays de la région. Elle doit expliquer de manière claire les valeurs qu’elle défend et son combat contre le terrorisme islamiste. Une réponse européenne ferme et coordonnée pourrait également être apportée afin de dresser un front solide face aux ambitions turques et soutenir la France, seul pays européen actif en matière de défense. En effet, le président Macron fait de la défense et de l’autonomie stratégique européenne un axe fondamental de sa diplomatie. Des sanctions européennes contre des entités économiques et militaires turques avaient d’ailleurs été envisagées lors du dernier Sommet européen du 1er et 2 octobre 2020 et pourraient être prises lors du prochain Sommet prévu en décembre. Dans le cadre d’une réponse européenne, c’est davantage l’attitude de l’Allemagne qui va être décisive dans la prise de décisions d’actions punitives envers la Turquie. De plus, le processus d’union douanière entre l’Union Européenne et la Turquie paraît plus que compromis[26].

Bien que l’escalade de cette crise vers la violence doit à tout prix être évitée, le ton des discussions actuelles n’est ni aux négociations ni au commun accord. Cela est tout à fait significatif de l’aspect passionnel qui ressort de cette crise et des discours politiques. Selon le théoricien Pierre Hassner, ce sont bien leurs passions plutôt que leurs intérêts que suivent les dirigeants internationaux, au rang desquelles on peut trouver l’honneur, la recherche de reconnaissance ou la vanité[27]. Ainsi, les relations bilatérales franco-turques ne pourront s’améliorer que sous des auspices géopolitiques, économiques et sécuritaires plus favorables. Néanmoins, si les tensions quant à la problématique actuelle venaient à s’atténuer entre les deux pays, rien ne permet d’assurer que de nouveaux épisodes de crise n’auront pas lieu eu égard à l’évolution de la situation dans les zones stratégiques de conflits où la Turquie s’investit.




[1] PANNIER Alice : Manuel de diplomatie, Chapitre 1 : La relation bilatérale, 2018, pp 23 à 41.

[2] Ibidem 1. [3] Déclarations d’Emmanuel Macron sur l’OTAN en novembre 2019. [4] YOUNG Oran: The Intermediaries: Third Parties in International Crisis, Princeton, University Press, Princeton, New Jersey, 1967, p.10. [5] JÉGO Marie, « L’aura perdue d’Erdogan », Le Monde, Mercredi 28 octobre 2020. (Article trouvé sur la ressource numérique Europresse). [6] MINOUI Delphine, « Erdogan souffle sur les braises, sans pour autant cautionner le terrorisme », Le Figaro, Vendredi 30 octobre 2020. (Article trouvé sur la ressource numérique Europresse). [7] Projet de loi présenté par Emmanuel Macron lors d’un discours prononcé le 2 octobre 2020. [8] AFP, « Des produits français boycottés et des manifestations au Proche-Orient, après les propos de Macron sur les caricatures », France Info, 24 octobre 2020. Consultable sur : https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/enseignant-decapite-dans-les-yvelines/appels-au-boycott-de-produits-francais-dans-des-pays-musulmans-apres-les-propos-de-macron-sur-les-caricatures_4154581.html [9] AFP, «  Turquie : Erdogan met en doute la “santé mentale” de Macron, la France dénonce des propos “inacceptables” et rappelle son ambassadeur  », France Info, 24 octobre 2020. Consultable sur : https://www.francetvinfo.fr/monde/turquie/turquie-erdogan-denonce-l-attitude-de-macron-envers-les-musulmans-de-france-et-interroge-sa-sante-mentale_4154495.html [10] Propos recueillis lors de l’émission «  Le Débat : Tensions France-Turquie, quelle est la stratégie de Recep Tayyip Erdogan ?  » diffusée sur France24 le 26 octobre 2020. Consultable sur : https://www.france24.com/fr/émissions/le-débat/20201026-debat-tensions-france-turquie-quelle-strategie-erdogan [11] BONIFACE Pascal, «  Invectives d’Erdogan, boycott des produits français : quelle diplomatie adopter ?  », Analyse publiée sur le site de l’IRIS le 28 octobre 2020. Consultable sur : https://www.iris-france.org/151140-invectives-derdogan-boycott-des-produits-francais-quelle-diplomatie-adopter/ [12] Après une tentative de coup d’État en 2016 et la perte de la majorité absolue à l’Assemblée nationale en 2018, son parti a perdu les municipalités d’Istanbul et d’Ankara lors des dernières élections municipales. [13] VÉRONIQUE Paul, «  Tensions France-Turquie : “Le régime turc ne survit qu’à travers les crises”  », L’Express, Mercredi 28 octobre 2020. [14] Propos recueillis lors de l’émission «  Le Débat : Tensions France-Turquie, quelle est la stratégie de Recep Tayyip Erdogan ? » diffusée sur France24 le 26 octobre 2020. Consultable sur : https://www.france24.com/fr/émissions/le-débat/20201026-debat-tensions-france-turquie-quelle-strategie-erdogan [15] Rapport au Parlement sur les exportations d’armement de la France, 2019 : https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/exportations-d-armement-le-rapport-au-parlement-2019 [16] Propos complétifs de David Cumin lors de la relecture de cette note. [17]« Notre histoire est celle de la lutte contre les tyrannies et les fanatismes. Nous continuerons » : Tweet d’Emmanuel Macron écrit le 25 octobre 2020. [18] « Synthèse de l’étude sur l’expression et la visibilité religieuses dans l’espace public aujourd’hui en France » p.6, Le rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité, Juillet 2019. [19] Ibidem 18.

[20] Communiqué de Jean Yves Le Drian, ministre de l’Europe et Affaires étrangères, 25 octobre 2020. Consultable sur : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/turquie/evenements/article/turquie-communique-de-jean-yves-le-drian-ministre-de-l-europe-et-des-affaires. [21] Propos recueillis lors de l’émission « Erdogan joue-t-il le choc des civilisations ? -28 minutes - ARTE » diffusée sur Arte le 26 octobre 2020. Consultable sur : https://www.arte.tv/fr/videos/100474-002-A/erdogan-joue-t-il-le-choc-des-civilisations/ [22] PAHLAVI, Pierre : Chapitre 24. La diplomatie publique, Thierry Balzacq éd., Traité de relations internationales. Presses de Sciences Po, 2013, pp. 553-606. [23] LEQUESNE, Christian : « La diplomatie publique : un objet nouveau ? », Mondes, no.11 (2003) : 9-12 [24] Ministère des affaires étrangères. [25] Revue stratégique de défense et de sécurité nationale de 2017 [26] « La France brandit la menace d’une suppression de l’union douanière avec la Turquie », Ouest-France, 9 novembre 2020. [27] HASSNER Pierre, La Revanche des passions, Paris, Société des amis de François Furet, (2004), p. 5.

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