Crise politique en Biélorussie : spectre des révolutions colorées et enjeux géopolitiques modernes

Mis à jour : août 28

Par Valentin BRENIAUX

La Biélorussie est confrontée à l’une des plus grandes crises politiques de son histoire post-soviétique et en proie à des manifestations de masse, déclenchées par une élection largement considérée comme truquée en faveur du président sortant, Alexandre Loukachenko. L’ampleur des rassemblements de l’opposition est sans précédent pour le Bélarus : plus de 100 000 personnes ont afflué dans le centre de Minsk le 16 août. Comment analyser cette crise et quels sont les enjeux géopolitiques pour le pays et ses voisins ?



I. Etat des lieux : une crise progressive et généralisée


Le phénomène semble avoir tout d’une crise politique selon la définition de Jean-Louis Dufour : c’est un moment de rupture, les élections, dans un système organisé, la Biélorussie de Loukachenko. La théorie de Dufour se penche sur les origines et les causes de crises : pourquoi le système organisé se désagrège ? Le contexte pré-électoral permet de l’expliquer (1). De plus, la crise biélorusse se caractérise, toujours selon la typologie de Dufour, comme une crise progressive, ou crise escalade : les résultats des élections sont le déclencheur de la crise (2), les violences policières et la répression l’accentue (3).


1. Un contexte pré-électoral tendu, terreau fertile des manifestations


A la tête du Bélarus depuis 26 ans, le président Loukachenko est arrivé au pouvoir en 1994 dans le chaos provoqué par l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. Considéré comme un autocrate, il a essayé de préserver des éléments du communisme soviétique : une grande partie de l’industrie est restée sous le contrôle de l’État, les principaux médias restent fidèles au gouvernement. La puissante police secrète est même encore appelée le KGB. Dans le même temps, Loukachenko a essayé de se présenter comme un nationaliste dur, défendant son pays contre les influences étrangères et comme garant de la stabilité. Ces facteurs lui ont donné, jusqu’à présent, un socle de soutien, bien que les élections sous son règne n’aient jamais été considérées comme libres ou justes.


Cependant, la façon dont il est perçu par sa population a changé ces derniers mois : le peuple se plaint de la corruption et de la pauvreté généralisée, du manque d’opportunités et des bas salaires. Cette situation a été aggravée par la crise du coronavirus. Les opposants considèrent que le discours de Loukachenko à propos du virus - il a suggéré de le combattre avec de la vodka, des saunas et un dur labeur[1] - au-delà d’être imprudent est également un signe de déconnexion. De plus, la répression des opposants avant l’élection présidentielle, avec deux candidats de l’opposition emprisonnés et un autre fuyant le pays, a conduit à la création d’une puissante coalition avec à sa tête Svetlana Tikhanovskaya, candidate à la place de son mari arrêté, Sergueï Tikhanovsky. Finalement, c’est le contrat moral entre l’autocrate et son peuple qui s’est déchiré[2].


2. Les résultats du vote, déclencheurs des manifestations

Le jour du vote est arrivé dans un contexte de craintes généralisées au sein de l’opposition au sujet d’éventuelles falsifications. Les résultats, ensuite approuvés par les autorités tombent : Loukachenko l’emporte avec 80% des voix, Svetlana Tikhanovskaya perd avec 10% des voix. Elle assure pourtant que, là où les votes avaient été correctement comptés, elle avait recueilli 60 à 70%. L’incrédulité et la colère face à ce qui semblait être une altération des résultats se sont rapidement traduites par des rassemblements dans les rues.


La nuit qui a suivi l’élection, de violents affrontements ont conduit à 3 000 arrestations à Minsk et dans d’autres villes. La police a tiré des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes pour disperser la foule. D’autres nuits de violence ont vu 3 700 autres arrestations dans tout le pays[3]. Le lendemain de l’élection, Svetlana Tikhanovskaya a tenté de porter plainte auprès des autorités électorales au sujet des falsifications du résultat. Elle a été détenue pendant sept heures et a été forcée de partir pour la Lituanie. Elle a proposé un « conseil de coordination » pour gérer un transfert de pouvoir, qui serait composé de « militants de la société civile, de Biélorusses respectés et de professionnels »[4]. Dans une nouvelle allocution vidéo depuis la Lituanie le 17 août dernier, elle s’est dit prête à diriger la Biélorussie, en attendant de nouvelles élections, et a exhorté les agents de sécurité à changer de camp.


3. Les brutalités policières et la répression, facteurs aggravant des manifestions

Au cours des affrontements post-électoraux, des détails ont émergé sur les brutalités policières présumées, les détenus ayant été roués de coups et forcés de subir la surpopulation carcérale. Beaucoup ont demandé de l’aide médicale et posté des photos de leurs blessures sur les réseaux sociaux après leur libération. Des amis et des proches se sont rassemblés dans les centres de détention pour réclamer des nouvelles des détenus. Dans les grandes entreprises d’État du pays, les travailleurs ont demandé des réponses aux gestionnaires et aux responsables locaux au sujet des irrégularités électorales et du traitement des manifestants. Certains ont appelé à des grèves et se sont joints aux manifestations. Le 17 août, le personnel de la télévision d’État est sorti dans la rue, se joignant aux manifestations contre la réélection de Loukachenko. Un certain nombre de fonctionnaires, ainsi que des policiers, ont démissionné. Certaines personnalités se sont engagées dans la cause : l’ambassadeur biélorusse en Slovaquie, Igor Leshchenya, a exprimé sa solidarité avec les manifestants ; le directeur du plus grand club de football du Bélarus a jeté son ancien uniforme de police à la poubelle ; le footballeur international Ilya Shkurin a annoncé qu’il ne jouerait pas pour son pays tant que le président Loukachenko n’aurait pas démissionné[5].


Pourtant, le dictateur biélorusse refuse le dialogue avec le Comité de coordination créé par l’opposition qui organise la première assemblée pour le transfert du pouvoir le 19 août : il choisit plutôt de les accuser de tentative en coup d’Etat et de les traiter « d’anciens nazis humiliés et débridés »[6]. Il a ensuite menacé tous les membres du comité en affirmant que le pouvoir prendrait à leur encontre les mesures légales adéquates. La crise est donc totale et, selon Dufour, implique pour les décideurs de définir une position soit en faveur de la conservation, soit de la transformation du système donné, dans la perspective de son retour à l’équilibre. Le président Loukachenko a choisi la conservation. Le journaliste politique biélorusse Alexandre Klaskovski estime qu’il ne se pressera pas pour capituler et qu’il a bien l’intention d’écraser le mouvement[7]. Ce qu’il appelle la « guerre des nerfs » entre l’autocrate et le peuple commence. Il l’a rappelé de la manière la plus démonstrative qu’il soit en 23 août en rejoignant sa résidence en gilet pare-balle, une kalachnikov à la main[8]. Il fait face à ce qu’appelle Andrei Kolesnikov, le dilemme du dictateur : « avoid a revolution by making compromises and introducing elements of real democracy, or—regardless of the growing price of hanging on to power—fall back on costly repression with costly consequences »[9].


Pendant ce temps, les acteurs géopolitiques extérieurs s’activent et bougent leurs pions : l’Union Européenne a déjà fermement condamné les répressions et ne reconnait pas les résultats. La Russie, quant à elle, soutien timidement l’autocrate.


II. Une crise aux enjeux historiques et géopolitiques majeurs

La crise biélorusse doit s’étudier à travers le prisme historique pour comprendre les fondements des enjeux qu’elle représente pour ses pays voisins occidentaux et russes. La révolution actuelle en Biélorussie rappelle pour certains historiens et politologues les révolutions colorées : les « roses » en Géorgie 2003, « orange » en Ukraine 2004, les « tulipes » au Kirghizistan 2005 (1). Ces mouvements ont été accueillis en Occident comme des percées démocratiques qui pourraient remodeler complètement le terrain politique de l’ex-Union soviétique. Toutes ces révolutions ont été soutenues par les Etats-Unis et l’Union Européenne. Les gouvernements en place ainsi que Moscou ont dénoncé une ingérence occulte des États-Unis et de leurs alliés, ainsi qu’une compromission de la contestation locale avec des puissances étrangères. Ces révolutions apparaissent comme un affrontement géopolitique entre l’Occident et les pays eurasiatiques qui est toujours d’actualité (2). Enfin, la Russie devra tirer parti de cette crise biélorusse et commence déjà à abattre ses premières cartes (3).


1. Un destin lié : le parallèle historique aux révolutions colorées


De la fin de 2003 à la mi-2005, une série de manifestations de rue pacifiques ont renversé des régimes corrompus et antidémocratiques en Géorgie, en Ukraine et au Kirghizistan et ont inauguré l’élection de nouveaux présidents dans les trois pays. Celles-ci se sont produites dans des pays où des dirigeants politiques de l’époque soviétique étaient encore au pouvoir : Chevarnadze en Géorgie, Koutchma en Ukraine, Akaev au Kirghizistan. Ils incarnaient un pouvoir parfois usé, autoritaire et corrompu. Ils avaient cependant entamé des réformes plus ou moins libérales pour certains : ces réformes avaient été précédées et accompagnées par un sensible retrait de l’État de nombreux domaines (économie, solidarité, éducation, médias), laissant place de nouveaux acteurs et aggravant les inégalités sociales. Parallèlement, la politique étrangère adoptée par les Présidents misant sur un équilibre entre Russes et Occidentaux, se retrouvait caduque par la montée des tensions entre la Russie et l’Occident. C’est dans ce double contexte intérieur et international que les « révolutions colorées » ont éclatées. On constate qu’elles ont entrainé de nouvelles transitions politiques, pas une stabilisation de la démocratie locale ni des régimes politiques locaux. Comme l’explique Lincoln A. Mitchell dans The Color Revolutions, il est depuis devenu clair que ces protestations étaient autant des reflets de continuité que des moments de changement radical[10]. En fait, suggère Mitchell, les révolutions de couleur sont mieux comprises comme des phases dans la longue transition post-communiste de chaque nation : des événements significatifs, certes, mais loin des vraies révolutions[11]. Ces révolutions ont également un autre point commun : leur temporalité. Elles se déroulent au moment d’élections contestées qui voient la confrontation entre le gouvernement d’un côté, divers opposants de l’autre : coalitions de partis, d’ONG et d’OIG (nord-américaines ou ouest-européennes), aimant se référer à La politique de l’action non-violente de Gene Sharp[12] et en cultivant l’audience médiatique internationale. Cela est comparable à la situation en Biélorussie comme en témoignent les manifestations pacifiques dans le pays mais également à l’étranger, avec les efforts de mobilisation de la presse.


Selon le président biélorusse, son pays fait bien face à une révolution de couleur avec des éléments d’interférence extérieure. Au cours d’une réunion gouvernementale, il a accusé la Pologne, les Pays-Bas et l’Ukraine d’être à l’origine des manifestations, ainsi que l’opposant russe Alexeï Navalny et l’organisation de l’ex-oligarque en exil Mikhaïl Khodorkovski[13]. Depuis le FREEDOM Support Act de 1992, les États-Unis entendaient « exporter la démocratie », associée à l’économie de marché, en combinant : le soutien à des opposants locaux, le soft power, l’action d’ONG ou d’OIG promouvant la « bonne gouvernance » libérale. Le National Endowment for Democracy, institution publique américaine, a financé les fondations des Partis démocrate (le National Democratic Institute) et républicain (l’International Republican Institute), qui ont été très actives dans la formation de coalitions politiques lors des révolutions colorées. A l’inverse, Poutine déclare souvent que la Russie entend protéger la « diversité du monde » face à « l’universalisme occidental » : il évoque le « droit à la différence » des États non occidentaux vis-à-vis des standards occidentaux.


Finalement, ces pays ont toujours été écartelés entre prépondérance russe et attraction occidentale. Cette opposition russo-occidentale lors des révolutions colorées est-elle encore d’actualité ? Quels sont les enjeux pour la Russie dans la crise biélorusse ? Et ceux de l’Occident ?


2. L’opposition russo-occidentale dans les anciennes républiques soviétiques encore d’actualité


Les relations géopolitiques après Guerre froide entre la Russie et l’Occident posent une question fondamentale : s’oriente-t-on vers une balkanisation de l’Eurasie et la consolidation des Républiques ex-soviétiques ou bien au contraire, vers l’Union eurasienne et le maintien de l’hégémonie russe ? Comme le souligne Mathieu Salma, « l’affrontement entre Poutine et l’Occident, qui connaît des hauts et des bas à la faveur d’une actualité géopolitique changeante, n’est pleinement compréhensible que dans sa dimension idéologique ».

Pour cela, il faut tout d’abord se pencher sur une des composantes doctrinales de la politique étrangère de Poutine : l’eurasisme. Il a pour origine une réflexion identitaire sur la Russie entre l’Europe et l’Asie dans les années 1930 et vient du refus de l’occidentalisation de la Russie. L’eurasisme contemporain part de l’opposition entre l’Eurasie et l’Occident : il oppose alors le multiculturalisme « enraciné » des peuples de l’Eurasie, au sein de l’Empire russe, de l’URSS ou de la Fédération de Russie, au multiculturalisme « artificiel » des États d’Europe occidentale ou des États-Unis d’Amérique[14]. En est déduit que la Russie se confond avec l’Eurasie, qu’elle doit fédérer. Il y aurait ainsi une unité naturelle, délimitée géographique, une unité spirituelle, polémique. De cela en découle une idéologie politique et une politique étrangère conformes non seulement à l’intérêt et à l’identité de la Russie, mais aussi à l’intérêt et à l’identité de tous les peuples de l’Eurasie.


Face à cette tendance géopolitique russe, l’Occident, avec Etats-Unis adoptent une autre stratégie : la balkanisation de l’Eurasie et le rollback de la Russie. Cette stratégie revêt notamment : l’élargissement de l’OTAN et de l’UE aux PECO et aux pays baltes ; la perte par la Russie de ses alliés au-delà de « l’étranger proche », pour l’isoler mondialement ; les « révolutions colorées »[15]. Le roll back de la Russie se traduit donc par le soutien à l’indépendance des républiques ex-soviétiques, ainsi que par l’extension à l’est de l’OTAN et de l’UE, afin de soustraire à l’influence russe les pays de l’ancien bloc soviétique et de l’ancienne URSS.

En tant qu’ancienne république soviétique, la Biélorussie n’échappe pas à cette tendance : elle est au centre d’une concurrence géopolitique aiguë entre la Russie et l’Occident pour exercer leur influence sur ces pays situés à la croisée de leurs zones d’intérêts. Le président Loukachenko a par ailleurs accusé les Etats-Unis d’avoir organisé les manifestations, afin de créer un « cordon sanitaire [regroupant] les trois pays baltes, [la Biélorussie] et l’Ukraine » pour isoler la Russie. « Les Etats-Unis planifient et dirigent tout ça, et les Européens jouent le jeu. Un centre spécial a été créé à Varsovie », a-t-il assuré[16].


La position stratégique qu’occupe la Biélorussie sur l’axe central entre l’Union européenne et la Russie rend la succession à la personne qui a gouverné le pays d’une main de fer pendant vingt-six ans extrêmement importants pour Moscou et l’Occident. Le Kremlin n’est pas attaché à Loukachenko : il en a assez de lui. Elle ne peut toutefois pas permettre à la Biélorussie de suivre le chemin de l’Ukraine et de devenir un autre rempart anti-russe, appuyé par l’OTAN aussi près de ses frontières et de Moscou. Elle ne peut pas non plus permettre une rébellion menant à un bain de sang.


3. Les enjeux russes dans la crise


Le président biélorusse a affirmé samedi 15 août que son homologue Vladimir Poutine lui avait assuré lors d’un entretien téléphonique son aide complète pour assurer la sécurité de la Biélorussie s’il venait à lui en faire la demande. Dimanche, le Kremlin s’est dit prêt à fournir une assistance militaire, si nécessaire, dans le cadre du traité d’Union liant les deux pays, et de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTCS) composée de six anciennes républiques soviétiques. Cependant, Vladimir Poutine semble vouloir éviter une intervention militaire, au risque qu’elle transforme l’opposition en opposition russe. Économiquement, la Biélorussie dépend étroitement de la Russie pour ses approvisionnements en gaz et en pétrole. Quoi qu’il arrive, Minsk n’échappera pas à l’intégration économique avec la Russie[17].

Par conséquent, la meilleure solution qui s’offre au Kremlin est, selon Dmitri Trenin, de regarder au-delà de Loukachenko et de gérer un transfert de pouvoir à Minsk[18]. L’objectif doit être de rendre impossible – malgré les changements politiques qui ne manqueront pas de survenir – tout virage politique brutal entraînant la rupture des relations et des engagements[19]. Ainsi, pour accroître une interdépendance plus étroite qu’actuellement avec la Biélorussie, censée assurer à la Russie une situation stratégique, le président Poutine pourrait préparer la transition gouvernementale en positionnant des personnes sous son influence. Cette prise de position devra se faire stratégiquement, si la Russie ne veut pas se mettre plus à dos la communauté internationale, sous tension depuis la crise ukrainienne.


Enfin, une vision d’entente russo-occidentale dans le cadre de la crise biélorusse peut s’envisager, comme en Moldavie. Pour la première fois, les forces extérieures concurrentes sont tombées d’accord. La privatisation de l’État moldave par un oligarque était rejetée par tous les camps : Russie, Europe et États-Unis. Cela a donné naissance à une coalition politique moldave, composée de partis prorusses et proeuropéens. Même si cette alliance n’a pas tenu longtemps, cela a créé un accord entre des forces extérieures concurrentes pour un assainissement du champ politique. De plus, le Comité de coordination a fait des déclarations concernant les relations qu’il souhaite pour la Biélorussie avec l’étranger : il a déclaré que la Russie demeurait un « partenaire stratégique » pour la Biélorussie, et qu’il souhaitait entretenir avec Moscou des relations « bonnes et pragmatiques ». Ces déclarations n’empêchent pas l’opposition de souhaiter de bonnes relations avec l’Union européenne, parce que la Biélorussie « fait partie de la civilisation européenne », et que l’Europe est « notre deuxième marché »[20]. Est-ce que le dernier dictateur d’Europe, à travers la crise biélorusse, permettrait à la Russie et l’Union Européenne de trouver un terrain d’entente ?





[1] BBC. « What’s happening in Belarus ? », BBC, 17 août 2020. Consultable en ligne sur : https://www.bbc.com/news/world-europe-53799065 [Consulté le 24/08/2020] [2] COLON LEBEDEV, Anna. « Biélorussie : comment le « contrat moral » entre l’autocrate et son peuple s’est déchiré », Le Figaro, 21 août 2020. Consultable en ligne sur : https://www.lefigaro.fr/vox/monde/bielorussie-comment-le-contrat-moral-entre-l-autocrate-et-son-peuple-s-est-dechire-20200818 [Consulté le 24/08/2020] [3] BBC. « What’s happening in Belarus ? », BBC, 17 août 2020. Consultable en ligne sur : https://www.bbc.com/news/world-europe-53799065 [Consulté le 24/08/2020] [4] WILLIAMS, Richard. « What’s going on in Belarus ? », Sky News, 17 août 2020. Consultable en ligne sur : https://news.sky.com/story/why-are-there-widespread-protests-in-belarus-12047269 [Consulté le 24/08/2020] [5] BBC. « What’s happening in Belarus ? », BBC, 17 août 2020. Consultable en ligne sur : https://www.bbc.com/news/world-europe-53799065 [Consulté le 24/08/2020] [6] WILLIAMS, Richard. « What’s going on in Belarus ? », Sky News, 17 août 2020. Consultable en ligne sur : https://news.sky.com/story/why-are-there-widespread-protests-in-belarus-12047269 [Consulté le 24/08/2020] [7] KLASKOVSKI, Alexandre. « La guerre des nerfs va commencer », Courrier International, 19 août 2020. Consultable en ligne sur : https://www.courrierinternational.com/article/crise-en-bielorussie-la-guerre-des-nerfs-va-commencer [Consulté le 24/08/2020] [8] VIKTINE, Benoît. « Face à la contestation, Loukachenko choisit la stratégie de la terre brûlée », Le Monde, 23 août 2020. Consultable en ligne sur : https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/23/face-a-la-contestation-loukachenko-choisit-la-strategie-de-la-terre-brulee_6049717_3210.html [Consulté le 24/08/2020] [9] Traduction de l’auteur : « Eviter une révolution en faisant des compromis et en introduisant des éléments d’une réelle démocratie, ou – faisant fi du lourd prix à payer pour rester au pouvoir – retourner à une importante répression aux lourdes conséquences ». Dans : KOLESNIKOV, Andrei. « Dictator’s Dilemma: Why Lukashenko Is Still Clinging On », Canergie Moscow Center, 22 août 2020. Consultable en ligne sur : https://carnegie.ru/commentary/82551 [24/08/2020] [10] MITCHELL, Lincoln A. « The Color Revolutions », University of Pennsylvania Press, Philadelphia, 2012. [11] L’analyse de Mitchell porte également sur le rôle des programmes américains de promotion de la démocratie, les réponses des régimes non démocratiques aux révolutions de couleur, l’impact de ces événements sur les relations américano-russes et les « révolutions » ratées en Azerbaïdjan et au Bélarus en 2005 et 2006. [12] SHARP, Gene. « De la dictature à la démocratie », l’Harmatan, 2003. [13] LE MONDE AVEC AFP. « L’Union européenne donne son feu vert à de nouvelles sanctions contre la Biélorussie », Le Monde, 14 août 2020. Consultable en ligne sur : https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/14/l-opposante-bielorusse-tikhanovskaia-appelle-a-des-rassemblements-pacifiques-de-masse-samedi-et-dimanche_6048957_3210.html [Consulté le 24/08/2020] [14] CUMIN, David. Géopolitique de l’Eurasie. Avant et depuis 1991, pp 184-186, Paris, L’Harmattan, 2020. [15] Ibid. [16] LE MONDE AVEC AFP. « Biélorussie : Alexandre Loukachenko accuse les Etats-Unis et assure qu’il va résoudre le problème », Le Monde, 21 août 2020. Consultable en ligne sur : https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/21/bielorussie-alexandre-loukachenko-accuse-les-etats-unis-et-assure-qu-il-va-resoudre-le-probleme_6049563_3210.html [Consulté le 24/08/2020] [17] LOUKIADOV, Fionor. « Minsk n’échappera pas à l’intégration économique avec la Russie », Courrier international, 18 août 2020. Consultable en ligne sur : https://www.courrierinternational.com/article/bielorussie-minsk-nechappera-pas-lintegration-economique-avec-la-russie [Consulté le 24 /08/2020] [18] TRENIN, Dmitri. « Game Over for Lukashenko: the Kremlin’s Next Move », Canergie Moscow Center, 17 août 2020. Consultable en ligne sur : https://carnegie.ru/commentary/82493 [Consulté le 24 août 2020]. [19] LOUKIADOV, Fionor. « Minsk n’échappera pas à l’intégration économique avec la Russie », Courrier international, 18 août 2020. Consultable en ligne sur : https://www.courrierinternational.com/article/bielorussie-minsk-nechappera-pas-lintegration-economique-avec-la-russie [Consulté le 24 /08/2020] [20] HABAY, Laurence. « L’opposition biélorusse n’a pas l’intention de tourner le dos à la Russie », Courrier international, 21 août 2020. Consultable en ligne sur : https://www.courrierinternational.com/article/geopolitique-lopposition-bielorusse-na-pas-lintention-de-tourner-le-dos-la-russie [Consulté le 24/08/2020]

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